Nice, Djeddah... La France visée par plusieurs attaques

L'une des attaques de ce jeudi a eu lieu en pleine rue, dans le centre de Nice. ©Photo News

Une attaque au couteau a fait trois morts et plusieurs blessés à Nice. L'assaillant a été interpellé. Trois autres tentatives d'attaque au couteau seraient survenues à Avignon, Lyon et à Djeddah, en Arabie saoudite.

Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées ce jeudi à Nice, dans le sud-est de la France, par un individu muni d'un couteau qui a été interpellé. L'attaque s'est déroulée vers 9h00 près de l'église Notre-Dame, a-t-on ajouté de même source.

Une femme de 70 ans aurait été décapitée et un homme d'environ 45 ans, qui est le sacristain de la basilique, a été égorgé à l'intérieur de l'église Notre-Dame. Une troisième victime, une femme d'environ 30 ans, est décédée dans un bar proche où elle s'était réfugiée.

Assaillant interpelé

L'auteur de l'attaque a été blessé et interpellé par les forces de l'ordre vers 09h10, a indiqué un porte-parole de la police, ajoutant que les équipes de déminage étaient sur place. La situation est désormais "sous contrôle", selon la police française. Une enquête pour "assassinat" et "tentative d'assassinat" a été ouverte.

L'auteur de l'attaque est un Tunisien de 21 ans. Cet homme, selon une "source locale proche du dossier", se nomme Brahim Aoussaoui. Non demandeur d'asile en France, il était arrivé par Lampedusa fin septembre où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d'être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre, a-t-on ajouté. Il est arrivé en France début octobre.

Le Premier ministre français Jean Castex détaillait les nouvelles mesures de confinement aux parlementaires quand l'attaque a eu lieu. ©AFP

Cette attaque est intervenue alors que le Premier ministre français Jean Castex détaillait, devant l'Assemblée nationale, les mesures annoncées par le président Emmanuel Macron mercredi soir. Les travaux parlementaires ont été interrompus.

"Nous venons d’apprendre qu’un attentat de gravité extrême s’est produit à Nice (…) Je vous demande dans ces circonstances tragiques d’observer une minute de silence en solidarité avec la ou les victimes et en fonction de leurs proches", a réagi le Premier ministre lorsque la nouvelle de l'attaque est parvenue dans l'hémicycle.

Le Premier ministre Jean Castex vient d'annoncer que le plan Vigipirate vient d'être relevé au niveau "urgence attentat", son niveau niveau maximal.

Une attaque qui rappelle celle de Samuel Paty

Cette attaque rappelle celle qui a visé l'enseignant Samuel Paty le vendredi 16 octobre. Ce dernier avait été égorgé en pleine rue parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

Le président français Emmanuel Macron avait réaffirmé à cette occasion l'attachement de la France à la liberté d'expression, ce qui avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman, attisées par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président français se rendra sur place en fin de matinée.

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a fermement condamné jeudi dans un communiqué l'attentat de Nice, ajoutant que la Turquie était solidaire du peuple français contre la violence et le terrorisme.

Une déclaration qui peut laisser poindre un apaisement des tensions entre la Turquie et la France.

D'autres tentatives d'attaques à Avignon, Lyon et Djeddah

Selon nos confrères d'Europe 1, un homme armé d’un couteau aurait tenté d’attaquer des passants, ce jeudi vers 11h15, à Avignon, soit deux heures après l'attaque de Nice. Il a été rapidement maîtrisé par les forces de l'ordre qui ont dû ouvrir le feu. Le suspect a succombé à ses blessures et une enquête a été ouverte. Mais contrairement a ce qui a été initialement annoncé, l'acte ne serait pas l'oeuvre d'un terroriste islamiste, mais d'un déséquilibré, selon le procureur de la république.

En outre, un Afghan en tenue traditionnelle, armé d'un couteau et considéré comme menaçant, a été interpellé plus tard dans la journée à Lyon. La personne interpellée "portait un couteau de 30 centimètres et semblait prête à passer à l'acte", a indiqué à l'AFP Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement de Lyon. Agé de 26 ans, cet homme déjà "signalé aux services de renseignement" a été placé en garde à vue pour "port d'arme prohibé et menaces avec arme", a-t-on précisé au parquet.

En sus de ces trois actes sur le sol français, l'AFP rapporte qu'une attaque a eu lieu ce jeudi matin à Djeddah, contre le consulat général de France en Arabie saoudite. Un vigile a été blessé, mais "ses jours ne sont pas en danger", selon l'agence de presse. L'assaillant a été interpellé.

L'Ambassade de France en Arabie Saoudite appelle tous ses ressortissants sur place à "faire preuve d'une vigilance maximale".

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés