Non, l'Europe n'a pas bloqué les dépenses pour les infrastructures en Italie

©AFP

La Commission européenne rejette les accusations du ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, selon qui l'Italie ne peut pas investir pour améliorer ses infrastructures à cause des règles européennes de discipline budgétaire.

Alors que le bilan - toujours provisoire - fait état de 39 morts en Italie suite à l'effondrement d'un viaduc à Gênes ce mardi, son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini cherche un responsable. 

Révocation de la concession de Autostrade

Le gouvernement italien a, par ailleurs, confirmé qu'il entendait révoquer la concession de la société gérant le tronçon d'autoroute qui s'est écroulé mardi. "Nous avons déjà annoncé que nous allions lancer la procédure de révocation de la concession de la société Autostrade", a déclaré le chef du gouvernement, Giuseppe Conte.

La société mise en cause, Autostrade per l'Italia (groupe Atlantia, contrôlé à 30% par la famille Benetton), avait pour sa part mis en avant mercredi le sérieux de sa surveillance de l'ouvrage.

Dans le viseur de l'Italien, l'Europe. Mardi, Matteo Salvini a pointé l'Europe du doigt et s'est dit conforté dans l'idée que son pays devait dépenser davantage pour ses infrastructures, quitte à ne pas respecter les règles budgétaires fixées par l'Union européenne. "Nous devrions nous demander si le respect de ces limites (de déficit budgétaire) est plus important que la sécurité des Italiens. De toute évidence ce n'est pas le cas", a-t-il déclaré.

Ce mercredi, la Commission européenne a réagi en rejetant les accusations de l'Italien. Pour la période 2014-2020, l'Italie a accès a 2,5 milliards d'euros de fonds européens pour les investissements dans ses infrastructures routières et ferroviaires notamment, précise le porte-parole de la Commission.

En avril, la Commission a par ailleurs "approuvé, dans le cadre des aides d'Etat de l'UE, un plan d'investissement pour les autoroutes italiennes, qui permettra d'investir 8,5 milliards d'euros, y compris dans la région de Gênes", ajoute-t-il. "L'Italie est libre de définir des priorités politiques spécifiques" en matière de dépenses publiques. "L'UE a encouragé les investissements dans les infrastructures en Italie", poursuit-il. 

→ Le gouvernement italien a déclaré l'instauration d'un "état d'urgence pour 12 mois à Gênes", après avoir tenu une réunion extraordinaire du conseil des ministre qui a aussi décidé de débloquer 5 millions d'euros en aide d'urgence et de déclarer une journée de deuil national à une date non encore déterminée.

 

©AFP

En avril, la Commission a par ailleurs "approuvé, dans le cadre des aides d'Etat de l'UE, un plan d'investissement pour les autoroutes italiennes, qui permettra d'investir 8,5 milliards d'euros, y compris dans la région de Gênes", ajoute-t-il.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect