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Nouvelle nuit d'émeutes aux Pays-Bas

À Rotterdam, de nouvelles émeutes anti-couvre-feu ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi. ©EPA

Pour la deuxième nuit consécutive, plusieurs villes des Pays-Bas ont été le théâtre d'émeutes. En cause: l'imposition d'un couvre-feu destiné à endiguer la pandémie de Covid-19. La police néerlandaise a annoncé mardi avoir arrêté au moins 184 personnes.

Si le couvre-feu instauré depuis le 24 octobre 2020 en Belgique, n'a pas réellement rencontré d'opposition hostile, ce n'est pas le cas chez nos voisins néerlandais. Depuis qu'une restriction des déplacements y a été instaurée entre 21h et 4h30, les soirées censées être plus calmes sont précisément le moment choisi par de nombreux citoyens mécontents pour exprimer leur colère.

"Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire. Nous le faisons car nous combattons le virus et que c'est pour l'instant le virus qui nous prend notre liberté."
Mark Rutte
Premier ministre néerlandais

Des affrontements ont notamment opposé la police anti-émeute, qui a fait usage de canons à eau, à des groupes de protestataires à Rotterdam. Il y a également eu des échauffourées dans la petite ville de Geleen, près de Maastricht.

De multiples arrestations

"La police de Limbourg a arrêté 17 personnes dans la nuit de lundi à mardi pour violation des mesures", a indiqué, dans un tweet, la police de Geleen, qui précise qu'elles étaient âgées entre 17 et 55 ans. Un policier a été légèrement blessé lors d'une arrestation à Ruremonde.

Du côté de Rotterdam, le maire Ahmed Aboutaleb, a entériné un décret autorisant la police à multiplier les arrestations qui a pris effet lundi soir. "Des arrestations ont eu lieu", a-t-il indiqué sur Twitter. Au total, au moins 184 personnes ont été arrêtées aux Pays-Bas pour avoir participé aux violences lors de ces émeutes.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre Mark Rutte avait condamné "la violence criminelle" des premières émeutes, qui ont eu lieu dimanche, estimant qu'il s'agissait "des pires émeutes en quarante ans".

La veille, la police avait arrêté 250 personnes lors de manifestations à Amsterdam, Eindhoven et dans d'autres villes. "Cela n'a rien à voir avec la lutte pour la liberté. Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire. Nous le faisons car nous combattons le virus et que c'est pour l'instant le virus qui nous prend notre liberté", a ajouté le Premier ministre, estimant que "99%" des Néerlandais soutiennent les restrictions.

Une première depuis la Guerre

Les Pays-Bas ont entamé samedi leur premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les restrictions sont prévues jusqu'au 9 février minimum. Tout contrevenant encourt une amende de 95 euros. Les dirigeants néerlandais ont déclaré que la décision d'instaurer un couvre-feu avait été confortée par la propagation du variant britannique du coronavirus.

Ces nouvelles mesures ont été prises à la suite d'un confinement très dur qui s'est étalé du 14 décembre au 19 janvier inclus. Durant cette période, la plupart des commerces ainsi que des écoles sont restés fermés tandis que la population était invitée à limiter ses déplacements.

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