Obligatoire dès ce lundi, la vignette parisienne est indisponible pour les Belges

©AFP

La vignette française antipollution n’est toujours pas accessible aux conducteurs belges alors qu’elle entre en vigueur ce lundi à Paris. Cela serait dû à une difficulté technique d'adaptation du dispositif français au format des plaques étrangères.

Les automobilistes belges doivent s’armer de patience: la vignette antipollution française baptisée Crit’Air n’est toujours pas accessible aux plaques d’immatriculation étrangères. Pourtant ce nouveau dispositif entre bien en vigueur dès ce matin à Paris. Il impose aux 600.000 véhicules (voitures, motos) circulant chaque jour dans la capitale de fleurir leur pare-brise d’une des six vignettes spécialement créées selon leur niveau de pollution.

Que faire?

Après avoir donné rendez-vous au 9 janvier, les autorités françaises invitent désormais les conducteurs de véhicules étrangers à patienter jusqu’à la fin du mois pour commander en ligne leur vignette sur le portail officiel créé pour l’occasion.

Vidéo - Crit'air

En cause, "des difficultés techniques" d’adaptation du dispositif français au format des plaques étrangères, explique le ministère de l’Environnement à l’origine de cette vignette. Ce que l’Imprimerie nationale en charge du déploiement tempère aussitôt. "Nous sommes en train de tester le module (informatique, adapté aux formats de plaques étrangères, NDLR) que nous avons développé avant de la mettre en place", souligne le porte-parole de l’institution française. Toute la difficulté réside dans l’absence d’un Système d’immatriculation (SIV) européen comparable à celui qui existe en France.

Il y a une période de tolérance d’environ deux mois avant d’éventuelles amendes.

"Pour toute demande portant sur un véhicule français, nous interrogeons la base du SIV du ministère de l’Intérieur. Cela nous permet de corroborer les informations fournies par le demandeur, précise l’Imprimerie nationale. Pour les véhicules étrangers, nous avons dû imaginer un système qui permettrait de garder un niveau de sécurité et de vérification suffisants pour délivrer un certificat conforme." Ainsi, le conducteur belge devra fournir en ligne les caractéristiques de son véhicule et son adresse postale. Et surtout, il lui faudra ajouter ensuite une copie scannée de son certificat d’immatriculation afin de permettre aux services français de "vérifier que les informations sont correctes et que le demandeur est bien le titulaire du certificat". Après une tolérance pédagogique d’environ deux mois, le contrôle des niveaux de pollution sera rendu systématique dans la capitale en cas d’arrêt par les forces de l’ordre. D’ici là, les conducteurs – belges comme français – peuvent respirer: ils sont exemptés de l’amende de 68€ punissant l’absence de macaron.

Lancé le 1er juillet 2016, ce dispositif de vignettes obligatoire vise à identifier les véhicules les plus propres et leur autoriser l’accès dans les zones à circulation restreinte comme Paris mais aussi Grenoble, Lyon et Villerbanne. Une vingtaine d’autres villes devraient leur emboîter le pas.

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