Olli Rehn quitte la Commission

Olli Rehn (g) et Jyrki Katainen ©Bloomberg

L'ancien Premier ministre finlandais Jyrki Katainen remplacera son compatriote Olli Rehn au portefeuille économique et financier de l'actuelle Commission européenne jusqu'à la fin du mandat de cette dernière en novembre.

L'ancien Premier ministre finlandais, le conservateur Jyrki Katainen, va remplacer son compatriote Olli Rehn au poste de commissaire européen chargé des Affaires économiques jusqu'à la fin du mandat de la Commission à l'automne, a annoncé mercredi son président José Manuel Barroso.

"J'ai décidé de confier la tâche attribuée jusqu'ici à Olli Rehn à M. Katainen", a fait savoir M. Barroso au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. Il occupera ces fonctions jusqu'au 31 octobre.

M. Katainen assistera donc aux prochaines réunions des ministres des Finances de la zone euro prévues jusqu'à l'automne, où sera notamment abordée la question d'une éventuelle nouvelle aide à la Grèce.

Si cette mission n'est qu'intérimaire, elle est de bonne augure pour M. Katainen, 42 ans, qui avait annoncé sa démission en tant que chef du gouvernement finlandais en avril pour rejoindre les institutions européennes. Il vise un poste important au sein de la future Commission et sera déjà aux commandes des Affaires économiques depuis plusieurs mois.

Le poste de commissaire aux Affaires économiques est capital au sein de l'exécutif européen et a acquis encore plus d'importance avec la crise de la dette dans la zone euro.

Il est actuellement un des plus prisés par les aspirants futurs commissaires. Le Français Pierre Moscovici, ancien ministre des Finances, ne cache pas son intérêt pour ce poste.

En bref

Commissaire européen depuis 2004, Olli Rehn (libéral) a été élu député européen fin mai et a officiellement démissionné mercredi, selon la représentation finlandaise de l'UE à Bruxelles. Figure majeure pendant la crise, il est devenu dans les pays les plus sévèrement touchés une incarnation de l'austérité et du strict respect des règles budgétaires.

En plein débat sur le carcan budgétaire européen et un possible assouplissement des règles, M. Barroso a profité de son intervention mercredi pour réaffirmer sa position.

"Le pacte de stabilité offre suffisamment de flexibilité et aucun gouvernement n'a demandé de changer les règles, c'est important de le rappeler", a affirmé M. Barroso.

Il a souligné que c'est grâce à la flexibilité existant déjà dans le pacte que des pays ont obtenu des délais afin de ramener leurs déficits publics dans les limites européennes, sous la barre des 3% du PIB. La France fait partie des Etats ayant bénéficié de ce type de souplesse.

Le débat sur le pacte de stabilité est récemment revenu sur les devants de la scène, à la plus grande satisfaction de Paris et de Rome. Mais la chancelière allemande Angela Merkel y a coupé court en affirmant qu'elle ne voyait pas la nécessité de modifier ce pacte.

La question de savoir comment exploiter au mieux ses possibilités reste d'actualité et Paris aimerait que les règles budgétaires prennent en compte les réformes engagées par les pays et leur situation économique. Cette question sera abordée jeudi et vendredi pendant un sommet de dirigeants européens.

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