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Pas d’accord européen sur le passeport sanitaire

Pas d'accord pour le passeport numérique, mais un débat sur la gratuité des tests. ©BELGAIMAGE

Mardi soir, les négociations européennes sur la mise en place d'un régime de passeport sanitaire se sont achevées sans succès. Les discussions reprendront ce jeudi.

Alors que la période estivale s’installe et que les vacances scolaires se rapprochent, les Belges ne savent toujours pas à quoi s’en tenir pour voyager sereinement. Se faire vacciner n’est pas possible pour tout le monde. Avoir des anticorps n’est pas certain non plus. Et faire un énième test covid peut s'avérer coûteux. Pourtant, les négociateurs du Parlement européen, de la Commission et des États membres de l’UE discutent depuis le mois de mars sur la possibilité d’imposer un certificat vert pour voyager au sein de l’UE.

Ce fameux passeport numérique indiquerait "le statut de la personne par rapport à la pandémie", explique Éric Mamer, porte-parole de la Commission: vacciné, testé négativement ou porteur d’anticorps. Même si les 27 États membres s’entendent sur l'avantage d'un certificat pour bénéficier de la saison touristique, chacun pourra lui accorder le pouvoir qu’il souhaite. Et ceci tend à ralentir la prise de décision.

Décisions nationales

1.040 €
Le budget total pour effectuer des tests aller-retours pour une famille de quatre personnes non vaccinées.

Quand chacun des États membres peut décider de son propre "sort", dégager un accord européen devient houleux. Les négociations qui ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi n’ont pas permis de dégager un accord global sur le régime du passeport vaccinal. La vaccination des plus jeunes a notamment été au cœur des pourparlers: "Le Parlement européen demande une solution européenne pour faciliter le testing gratuit, de sorte à restaurer le droit fondamental européen à la liberté de mouvement, éviter la discrimination et offrir une alternative aux personnes qui n'ont pas été vaccinées", selon un communiqué de presse publié pendant la nuit.

Même si d'aucuns considèrent que la Belgique peut s’estimer satisfaite avec un test à 47 euros, les avis du comité de bioéthique ou de test-achat diffèrent: "Le coût d’un test PCR en Belgique peut parfois atteindre plus de 130 euros. Cela représente un budget de 1.040 euros pour effectuer des tests à l’aller et au retour pour une famille de 4 personnes non vaccinées, qui vient s’ajouter au prix des billets d’avion, du logement, etc", détaille Julie Frère, porte-parole de Test Achats.

La France, qui soutient la gratuité des tests, propose un tarif réduit qui permettrait d’harmoniser les prix qui peuvent s’élever jusqu'à 200 euros en Suède, ou 80 euros en Pologne et en Allemagne.

Un accord entre les États membres pourrait aboutir à la fin du mois et le certificat, être instauré dès le 21 juin.

Propre certificat pour la Belgique

La Belgique, de son côté, veut mettre en place son propre certificat (le covid safe ticket) qui serait, contrairement au pass européen, limité dans le temps et dans son champ d’action. L’idée reste la même, mais le document est différent. Par contre, pas d’histoire d’anticorps, le pass indiquera uniquement si la personne est vaccinée ou testée négativement. Le covid safe ticket sera demandé pour participer à de gros rassemblements et ne sera donc disponible qu’entre le 13 août et la fin septembre, quand les événements de cette envergure reprendront.

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