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Plus d'eurosceptiques que d'europtimistes

L'euroscepticisme n'a jamais été aussi élevé. 57% des citoyens de l'Union se disent eurosceptiques contre un tiers à peine il y a cinq ans.

La crise de l’euro a considérablement miné la foi des Européens dans leur union. Il suffit de comparer les sondages d’opinion pour le constater: en 2007, un tiers des citoyens de l’Union se disaient peu confiants dans l’UE, en 2012 ils étaient 57%.

Le Royaume-Uni n'est plus - tant s'en faut - le bastion isolé de l'euroscepticisme. Même la Belgique, traditionnellement si attachée au projet européen, perd confiance: 51% de nos compatriotes disent n’avoir "plutôt pas confiance" en l'Union européenne.

Le think tank paneuropéen European Council on Foreign Relatinos (ECFR) a publié une étude comparative sur cette poussée d’euroscepticisme dans les cinq pays les plus peuplés de l’Union. Pologne, Italie, France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne ont tous connus, au cours des cinq dernières années, une poussée exceptionnelle d’euroscepticisme. L’Espagne est le cas le plus frappant: les "euroméfiants" atteignent 72% de la population. L’impératif de rigueur budgétaire exigé des pays les plus fragilisés par la crise en échange de soutien de la part de leurs partenaires plus riches explique sans difficulté cette tendance. 

Mais l’euroscepticisme gagne aussi du terrain dans les pays "du nord", où les citoyens rechignent à se muer en créditeurs sans droit de regard et considèrent souvent que l’Union a "échoué comme contrôleur des politiques sur le flanc sud".

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