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Plus de la moitié des plans de relance européens ont été approuvés

"La Commission décaissera les préfinancements dès que les modalités techniques seront en place, dans quelques semaines ou quelques jours", a déclaré le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis. ©EPA

L'UE a donné son feu vert à quatre plans nationaux supplémentaires, ce qui porte à 16 le nombre de plans approuvés. La Hongrie et la Pologne restent sur la touche.

Un an après l'adoption du plan de relance de l'économie européenne à 800 milliards d'euros, plus de la moitié des plans nationaux ont reçu le feu vert des autorités européennes. Les ministres des Finances de l'Union européenne, réunis lundi par vidéoconférence, ont approuvé les plans de relance et de résilience de quatre États (Croatie, Chypre, Lituanie et Slovénie), ce qui porte à 16 le nombre de plans nationaux adoptés, dont celui de la Belgique. Ces pays peuvent désormais prétendre à des préfinancements jusqu'à 13% du montant total qui leur est alloué.

35 milliards
d'euros
La Commission européenne a emprunté 35 milliards d'euros sur les marchés financiers pour le préfinancement des plans de relance nationaux.

"La Commission décaissera les préfinancements dès que les modalités techniques seront en place, dans quelques semaines ou quelques jours", a déclaré le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.

L'exécutif européen a emprunté en juin dernier 35 milliards d'euros sur les marché financiers pour réaliser ces préfinancements. "Les décaissements seront étalés tout au long de l'été", a-t-il dit. "Cet argent pourra financer des activités mises en place à partir de février 2020."

Une Europe plus verte et plus numérique

L'argent servira à alimenter la relance dans des secteurs sonnés par la pandémie. "Plus de la moitié des plans nationaux ont été approuvés. La situation économique s'améliore, les perspectives s'éclaircissent et la reprise est en marche", a déclaré le ministre des Finances slovène, Andrej Sircelj, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE.

L'aide doit aussi encourager à la création d'une Europe plus verte et plus numérique. Les mesures doivent viser, par exemple, la décarbonation de l'industrie, la rénovation des bâtiments, la transition numérique et la reconversion de la main-d'œuvre. 

Lors de son évaluation, la Commission doit examiner 11 critères, parmi lesquels la protection des fonds contre la corruption.

"La Commission rendra son avis après la pause estivale sur les plans de la Finlande, de la Suède, de Malte, de la Roumanie et de l'Estonie."
Une source européenne

Accord attendu pour sept plans

"La Commission rendra son avis après la pause estivale sur les plans de la Finlande, de la Suède, de Malte, de la Roumanie et de l'Estonie", dit une source européenne. Les 27 ministres des Finances se prononceront ensuite sur ces plans. Les grands argentiers devraient aussi statuer en septembre sur les plans de l'Irlande et de la République tchèque, pour lesquels la Commission a déjà donné son feu vert.

Deux États, la Bulgarie et les Pays-Bas, n'ont toujours pas remis leur plan. Des négociations de majorité sont en cours dans ces pays. Par ailleurs, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte était le plus opposé au plan européen, adopté l'été dernier après des négociations marathon.

La Hongrie et la Pologne sur la touche

La Commission dispose de deux mois pour se prononcer sur un plan national. Les délais ont été dépassés pour la Hongrie et la Pologne, dont les gouvernements ont adopté des législations violant l'État de droit et les valeurs fondamentales.

Voici plusieurs années que l'UE reproche à la Hongrie un manque de transparence sur la passation des marchés publics et une lutte insuffisante conte la corruption.

La Hongrie a introduit un plan à 7,2 milliards d'euros. La Commission a demandé des clarifications à Budapest sur les garanties contre la corruption et proposé une extension du délai au 30 septembre. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban n'a donné aucune réponse.

Voici plusieurs années que l'UE reproche à la Hongrie un manque de transparence sur la passation des marchés publics et une lutte insuffisante conte la corruption. Budapest est aussi dans le collimateur de l'UE en raison d'une loi anti-LGBT adoptée récemment.

Varsovie a introduit un plan de relance de 36 milliards d'euros. La Commission doit rendre son avis pour le 31 août, mais un manque de garantie sur l'indépendance de la justice polonaise devrait entraîner une extension du délai. "Nous n'excluons pas cette possibilité", a dit Dombrovskis.

Le résumé

  • Les ministres des Finances de l'UE ont approuvé lundi 4 plans de relance nationaux supplémentaires. Seize États, dont la Belgique, ont désormais reçu le feu vert des autorités européennes. Ces pays pourront recevoir des préfinancements durant l'été pour alimenter les secteurs les plus touchés par la pandémie.
  • Les procédures d'autorisation reprendront après la pause estivale.
  • Le processus d'approbation pose problème pour deux États, la Pologne et la Hongrie.

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