Plus personne pour gouverner la Catalogne?

©REUTERS

Jordi Sanchez, candidat à la présidence de la Catalogne suite au désistement de Carles Puigdemont, n’est pas autorisé à sortir de prison. Pour le président déchu, de nouvelles élections ne sont pas à exclure.

Y a-t-il encore un indépendantiste catalan pour gouverner la région? Rien n’est moins sûr. La semaine dernière, Carles Puigdemont, toujours en Belgique car menacé d’arrestation s’il rentre en Espagne, a retiré sa candidature au poste de président de Catalogne. Ce faisant, Puigdemont a cédé sa place à Jordi Sanchez, un indépendantiste aujourd’hui en prison pour rébellion et sédition pour sa participation à l’organisation du référendum d’autodétermination en octobre dernier. Référendum jugé illégal par le gouvernement.

Les séparatistes veulent un nouveau référendum

Jeudi, les séparatistes catalans ont prévu, dans un accord consulté par l’AFP, d’organiser un nouveau référendum sur une future constitution de la "République catalane". Ils veulent aussi la création en Belgique d’une structure de gouvernement parallèle présidée par le président destitué Carles Puigdemont. L’accord doit encore être confirmé.

Le Tribunal suprême espagnol a annoncé que Jordi Sanchez, désigné par les partis indépendantistes comme candidat à la présidence de la région, ne serait pas autorisé à sortir de prison pour participer au vote, alors que le Parlement de catalogne doit se réunir lundi prochain pour désigner le nouveau président de la région.

Carles Puigdemont a annoncé ce vendredi que la tenue de nouvelles élections en Catalogne n’était pas à exclure, si Sanchez ne peut être investi.

"Ce n'est nullement une tragédie qu'il y ait de nouvelles élections, bien que ce ne soit pas la priorité et qu'aucun d'entre nous ne le veuille", a déclaré Puigdemont au quotidien nationaliste catalan El Punt Avui.

"Ce n'est nullement une tragédie qu'il y ait de nouvelles élections, bien que ce ne soit pas la priorité et qu'aucun d'entre nous ne le veuille."
Carles Puigdemont
indépendantiste catalan

"Si nous revenons à des élections, ce sera à cause de l'irresponsabilité de l'État, qui n'a pas accepté les résultats du scrutin du 21 décembre" ayant donné la majorité absolue aux indépendantistes au parlement catalan, a-t-il ajouté.

Madrid a demandé aux parlementaires de ne pas désigner de candidat étant actuellement poursuivi par la justice.

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