epinglé

Pour quelques secondes de campagne de plus

Ursula von der Leyen, ici lors d'une conférence de presse avec sa casquette de présidente de la Commission européenne. ©REUTERS

La présidente de la Commission a participé à une vidéo de campagne électorale croate depuis le Berlaymont, enfreignant "par erreur" le code de conduite des commissaires.

C’est trois fois rien: deux malheureuses secondes. Juste le temps pour Ursula von der Leyen de prononcer devant la caméra "Sigurna Hrvatska" ("Une Croatie sûre"), le slogan du parti conservateur croate pour les législatives du 5 juillet. La présidente de la Commission européenne apparaît dans une vidéo de campagne avant d'autres personnalités européennes. Cela lui vaudra une volée de vertes critiques.

D'abord, le service audiovisuel de la Commission peut-il être utilisé pour tourner des séquences de propagande politique à destination de campagnes nationales? Deux secondes, c’est trois fois rien, mais avec ça on peut déjà s’acheter quelque chose (merci Raymond Devos et le contribuable européen).

Ensuite, Ursula von der Leyen a utilisé le dispositif qui fait désormais sa marque de fabrique comme présidente de la Commission: vidéo tournée en plan américain entre un drapeau étoilé et la baie vitrée du Berlaymont. C’est dans ce format qu’elle a pris l’habitude d’expliquer sur les réseaux sociaux les politiques menées par la Commission. Son porte-parole reconnaîtra qu’utiliser ce décors était une erreur et assurera qu’elle ne se reproduirait plus.

Reste que sur la démarche, la Commission persiste et signe: "Il faut que ce genre de choses puisse se faire, mais dans de bonnes conditions." A-t-on désormais une présidente en campagne permanente? Et dans quelle mesure cela est-il compatible avec le code de conduite des commissaires européens, qui exige une certaine réserve? Une plainte a été déposée qui devrait clarifier ce point.

Vidéo de propagande électorale pour le parti croate HDZ

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés