Pour Rohani, 'l'Iran est toujours prêt à coopérer avec l'UE"

Le haut représentant de l'UE aux Affaires étrangères, Josep Borrell (à gauche), a rencontré le président iranien Hassan Rohani. ©EPA

Le chef de la diplomatie européenne était à Téhéran lundi pour inciter à la désescalade de la crise autour du nucléaire iranien.

Josep Borrell, le haut représentant de l'Union européenne aux Affaires étrangères, effectuait sa première visite en Iran ce lundi pour s'entretenir sur le programme nucléaire iranien et "chercher des solutions politiques à la crise actuelle" dans la région.

Début janvier, les États-Unis et l'Iran étaient apparus au bord de la guerre après l'assassinat, ordonné par le président Donald Trump, du général Qassem Soleimani. L'Iran avait répliqué en tirant une vingtaine de missiles contre deux bases irakiennes occupées par des soldats américains. Un avion de ligne ukrainien avait été abattu près de Téhéran par la défense antiaérienne iranienne, entraînant la mort des 176 passagers.

Durant cette crise, l'UE était apparue impuissante, tentant de sauver l'accord sur le nucléaire de 2015 alors que les États-Unis en sont sortis et que l'Iran a recommencé son programme nucléaire.

Accord sur le nucléaire

L'Iran est toujours prêt à l'interaction et à la coopération avec l'UE pour résoudre des problèmes.
Hassan Rohani
Président de la République islamique d'Iran

Josep Borrell a rencontré à Téhéran le président iranien Hassan Rohani, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le président du Parlement Ali Larijani.

Lors de leur rencontre, Hassan Rohani a indiqué à Josep Borrell que "l'Iran est toujours prêt à l'interaction et à la coopération avec l'UE pour résoudre des problèmes" dans le cadre de l'accord sur le nucléaire.

Le chef de la diplomatie européenne a évoqué avec Javad Zarif "la nécessité de réduire les tensions" dans le Golfe, l'accord sur le nucléaire et le plan de paix américain pour régler le conflit entre Israël et la Palestine et "ses conséquences dangereuses", selon le ministère iranien des Affaires étrangères. 

L'accord sur le nucléaire conclu entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Royaume-Uni, France, États-Unis, Chine et Russie) ainsi que l'Allemagne impose à l'Iran de réduire son programme nucléaire en échange d'une levée des sanctions internationales. 

300 kg
d'uranium
L'Iran a dépassé la limite de 300 kg d'uranium stockés, telle qu'imposée par l'accord sur le nucléaire de 2015.

Mais les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018 et ont relancé les sanctions, tandis que Téhéran a peu à peu renoncé à l'appliquer. L'Iran a recommencé à enrichir de l'uranium au-delà de la limite de 3,67% prévue par l'accord. La limite de 300 kg de réserve d'uranium est également dépassée. 

Pour tenter de ramener Téhéran dans le processus, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont menacé d'activer le mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord sur le nucléaire. S'il était activé, il pourrait aboutir, en cas d'échec, à la reprise de sanctions contre l'Iran.

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