Poutine: Russes et Ukrainiens forment "un seul peuple"

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L'Otan appelle la Russie à cesser son "action militaire" en Ukraine. Les affrontements entre forces gouvernementales et insurgés se sont intensifiés depuis que les séparatistes ont progressé sur un nouveau front cette semaine.

L'Otan a "condamné avec force" la Russie à qui elle reproche de manquer à ses "obligations internationales" en se rendant coupable "d'actions militaires" dans l'est et le sud-est de l'Ukraine. L'Otan demande à la Russie de "cesser son action militaire", mettre un terme à son soutien aux séparatistes russophones et prendre le chemin de la désescalade, a expliqué le secrétaire général de l'organisation à l'issue d'une réunion extraordinaire de la Commission Otan-Ukraine à la demande de cette dernière.

A savoir

Berlin a qualifié d'"intervention militaire" l'action des forces russes en Ukraine.

L'Otan a exprimé sa "forte solidarité" avec l'Ukraine, un geste qui prendra une forme plus concrète lors du Sommet de septembre la semaine prochaine au Pays de Galles, lors d'une rencontre avec le président Petro Porochenko.

Donetsk, comme Leningrad en 1941

Vladimir Poutine a comparé l'offensive de l'armée ukrainienne contre les villes séparatistes de Donetsk et Louhansk au siège de Leningrad par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

"De petits villages et de grandes villes sont encerclés par l'armée ukrainienne qui bombarde les zones résidentielles pour détruire les infrastructures. Cela me rappelle tristement les événements de la Seconde Guerre mondiale, quand les fascistes allemands (...) encerclaient nos villes", a dit le président russe pendant une visite dans un camp pour la jeunesse près de Moscou.

Il est désormais "clair", en dépit des dénégations de Moscou, que la Russie a violé la souveraineté et le territoire de l'Ukraine en y envoyant illégalement "des troupes et de l'équipement", des actes "non isolés" qui en rejoignent d'autres ces derniers mois visant à "déstabiliser" le pays, selon le secrétaire général.

Selon Rasmussen, l'action de la Russie se traduit en effet également par un soutien aux séparatistes en "tanks, véhicules armés, artillerie et lance-roquettes", ainsi que par le déploiement de "milliers de troupes" le long de la frontière.

L'Otan décidera la semaine prochaine quelle forme prendra sa coopération avec la Russie, sachant que des fonds ont déjà été prévus visant à soutenir financièrement la réorganisation de l'armée ukrainienne.

En réponse à une question, Rasmussen n'a pas fermé la porte à une adhésion de l'Ukraine à l'Otan, demande relancée par le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Introduite en 2008 à Bucarest, la demande d'adhésion avait été mise entre parenthèses par le président prorusse Viktor Ianoukovitch.

Accusé par l'Ukraine et ses alliés occidentaux de soutenir militairement les rebelles, Vladimir Poutine a une nouvelle fois rejeté la responsabilité du conflit sur le gouvernement de Kiev, qu'il a accusé de refuser le dialogue.

"Le problème, c'est le refus des autorités ukrainiennes de participer à des négociations de fond avec les séparatistes", a déclaré le chef du Kremlin, ajoutant que "dans les faits", Russes et Ukrainiens forment "un seul peuple".

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