Premier sommet européen chargé sous la présidence de Charles Michel

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Climat, budget de l’UE, Brexit… L’ordre du jour sera chargé pour les dirigeants européens, réunis en sommet sous la présidence de l’ancien Premier ministre belge Charles Michel.

Le sommet européen de jeudi et vendredi signe le début d’un nouveau cycle politique pour l’Union européenne. Ce sera une première pour Charles Michel, le nouveau président du Conseil européen. Mais aussi pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

 

Les Vingt-sept se réuniront sans le Royaume-Uni, où se déroulent ce jeudi les élections législatives. Charles Michel représentera le Premier ministre britannique Boris Johnson lors du sommet.

"Charles Michel a travaillé pour que chaque État puisse se retrouver dans un accord sur le climat."
Un diplomate européen

Climat

Le green deal européen sera au cœur des discussions. Les 25 États de l’UE ayant adhéré à l’objectif de neutralité carbone pour 2050 tenteront de convaincre la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, très dépendantes des énergies fossiles, de suivre le mouvement. "Charles Michel a travaillé pour que chacun puisse se retrouver dans un accord sur le climat", dit une source diplomatique.

Plusieurs éléments sont sur la table. En premier, la prise en compte des circonstances nationales. Dans certains États, comme la Pologne, la part de charbon est élevée. Il faudra composer avec cette réalité.

Les dirigeants devront également trouver les financements nationaux et privés pour mener à bien la politique climatique, que ce soit à travers le budget de l’Union ou la Banque européenne d’investissement (BEI), qui s’est engagée à se transformer en banque du climat.

L’impact social de l’effort climatique devra être intégré, en veillant à ne léser aucune région européenne.

L’équilibre économique devra à également être préservé en évitant de placer les pays européens dans une position concurrentielle défavorable par rapport aux puissances économiques étrangères moins engagées dans la lutte climatique. "Le travail réalisé par Charles Michel vise à montrer que l’objectif 2050 est nécessaire pour la planète et recèle des opportunités économiques", ajoute notre source diplomatique.

 

Budget à long terme

Lors du dîner, les Vingt-sept tenteront d’avancer sur l’adoption du budget européen pour 2021-2027. En l’état, il n’y a aucun espoir d’accord sur ce dossier très complexe. "Pour la première fois, les chefs d’État ou de gouvernement auront sur la table une proposition complète, mais ce ne sera pas conclusif, dit une source. Charles Michel devra prendre la main."

Il s’agit de trouver un équilibre entre la perte de 12 milliards d’euros due au retrait du Royaume-Uni et le financement des politiques prioritaires, comme la politique agricole commune et le fonds de cohésion. La présidence finlandaise a déposé une proposition, mais elle nécessitera des ajustements.

Vendredi, les Vingt-sept évoqueront la ratification de l’accord de sortie du Royaume-Uni, mais aussi la relation future avec les Britanniques. Pour éclairer leurs débats, les dirigeants européens espèrent que les résultats des législatives au Royaume-Uni seront connus.

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