Protestations de Belges contre un péage allemand

Les camions, mais également les voitures individuelles, seraient soumis à la taxe allemande. ©Martin Roemers/Hollandse Hoogte

Des syndicalistes belges et néerlandais ont manifesté avec des collègues allemands ce mercredi contre un projet de vignette automobile allemande.

Une délégation de syndicalistes s'est rendue ce mercredi à Kerkrade, dans le Limbourg néerlandais, pour manifester avec des syndicats néerlandais et allemands contre les plans visant à instaurer une taxe routière pour toutes les voitures individuelles venues de l'étranger.

"Cela constituerait une entrave à la liberté de circulation des travailleurs et discrimine les Belges qui doivent aller en Allemagne", a indiqué Jean Vranken, du syndicat ACV Limburg.

L'Allemagne a l'intention d'introduire un péage généralisé pour l'utilisation des routes. Les habitants paieraient via les impôts, alors que les étrangers devraient acheter une vignette routière. "Et cela n'est pas possible", estime l'ACV Limburg. "Les Belges et les Néerlandais seraient discriminés. Si l'on doit aller en Allemagne pour le travail, on devrait payer ces taxes, même si l'on ne va qu'une fois par an au marché de Noël, on devrait ouvrir le portefeuille. Nous trouvons cela inacceptable dans une Union européenne où s'applique la liberté de circulation des personnes. En France, on a au moins le choix de passer ou non par un péage", fait valloir le pendant flamand de la CSC.

Les organisations de travailleurs belges et néerlandaises soutiennent leurs collègues allemands bien que ceux-ci soient opposés au projet pour d'autres raisons. "Les syndicats allemands sont principalement inquiets de l'impact négatif d'une telle mesure sur l'économie", détaille Jean Vranken. "Si les visiteurs occasionnels doivent tout à coup payer de 60 à 100 euros pour passer la frontière, ils envisageront probablement un autre lieu de villégiature."

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect