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Rentrée européenne sur les chapeaux de roue

Après la pause estivale, l’équipe Leterme, toujours en place, est repartie au charbon.

C’est reparti pour la présidence belge de l’UE, qui a pu compter sur une trêve estivale exempte de soubresauts, que ce soit au plan européen ou sur la scène internationale. Après avoir tourné un mois complètement au ralenti, la machinerie communautaire s’est remise en marche cette semaine. Avec une certaine efficacité. Les trois grandes institutions Conseil, Commission et Parlement- sont parvenues, à l’issue de mois de négociations, à trouver un accord sur un projet emblématique visant à renforcer la supervision financière. Une belle plume à accrocher au chapeau de la Belgique, dont le ministre des Finances, Didier Reynders, devra encore faire entériner le compromis lors d’une réunion avec ses pairs mardi, tandis que le Parlement européen fera de même d’ici quelques semaines.

La présidence belge -en l’occurrence Paul Magnette- devra également cornaquer lundi et mardi une rencontre informelle des ministres de l’Energie. Pas de décision attendue, comme c’est l’usage pour les réunions informelles, mais une série de discussions sur les réseaux européens et l’accès à une énergie abordable pour tous. De leur côté, les secrétaires d’Etat Olivier Chastel et Melchior Wathelet se présenteront devant les eurodéputés à Strasbourg, où sont attendues des questions sur les Roms et d’autres dossiers d’actualité.

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De grosses craintes

Vendredi matin, ce sera au tour du chef de la diplomatie, Steven Vanackere, de monter au front, pour un Conseil Affaires étrangères consacré aux questions commerciales. Les ministres doivent notamment se prononcer sur la signature et l’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre-échange conclu avec la Corée du Sud, le plus important que l’UE ait signé ces dernières années. Un accord qui suscite de grosses craintes au sein de l’industrie automobile européenne.

Deux autres réunions importantes de la semaine seront pour leur part présidées par les deux nouvelles figures du sérail européen. Lundi, le groupe de travail sur la gouvernance économique présidé par Herman Van Rompuy se remettra une nouvelle fois autour de la table. Depuis le mois de mars, le président du Conseil européen et les ministres des Finances planchent sur la réforme de la gouvernance économique et de la discipline budgétaire dans l’UE. Cette "task force" doit conclure ses travaux pour le mois d’octobre, mais les résultats engrangés jusqu’ici ne sont guère probants, à l’exception d’un pré-accord controversé sur l’examen par la Commission européenne des projets de budget nationaux avant leur adoption par les Parlements de chaque Etat membre. Enfin, vendredi après-midi, la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, prendra la place de Steven Vanackere pour poursuivre, en formation informelle, la réunion des ministres des Affaires étrangères entamée dans la matinée. Pas simple, la nouvelle architecture institutionnelle de l’Union…

On va reparler du brevet communautaire

En affaires courantes depuis fin avril, l’équipe Leterme continue donc toujours à officier. Et la probabilité qu’elle continue à le faire encore un certain temps est plutôt élevée. Selon le Premier ministre belge, qui a rencontré jeudi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, un tiers du programme a déjà été réalisé, celui-ci "étant exécuté à la lettre". Dans les prochaines semaines, la présidence belge espère en particulier travailler sur les "initiatives-phares" (des projets en matière d’innovation, de jeunesse, de politique industrielle…) attendues dans le cadre de la nouvelle stratégie socio-économique UE 2020.

La Belgique cherchera également à solutionner l’épineuse question du brevet communautaire. Un dossier qui était déjà à l’agenda de la présidence belge de 2001…

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