Séance de rattrapage pour la candidate commissaire française Sylvie Goulard

Sylvie Goulard lors de sa première audition devant les eurodéputés. ©AFP

Le Parlement européen a convoqué Sylvie Goulard pour une seconde audition ce jeudi. Une décision sera prise ensuite sur son aptitude ou non à être nommée commissaire au Marché intérieur au sein de l'équipe d'Ursula von der Leyen.

Il y aura bien une seconde session pour la Française Sylvie Goulard, toujours en lice pour le poste de commissaire européenne au Marché intérieur. Les parlementaires européens n'ont pas validé sa candidature après son audition la semaine dernière. Son grand oral a été jugé "insuffisant" notamment sur les problèmes judiciaires qui l'ont contrainte de démissionner de son poste de ministre en France. 

Sylvie Goulard, désignée par Emmanuel Macron, devra donc passer une seconde fois devant les eurodéputés ce jeudi matin. Treize questions lui seront posées. Une décision sera prise ensuite sur son aptitude ou non à être nommée commissaire.

Après sa première audition, les députés européens lui ont demandé des explications par écrit sur ces points. Il lui ont notamment demandé si elle démissionnerait au cas où elle serait mise en examen dans l'enquête en France, ce qu'elle a exclu. Ses réponses ont été jugées insatisfaisantes et ont conduit le Parlement à demander une seconde audition.

Sylvie Goulard s'est montrée "tout à fait capable" de gérer le très important portefeuille du marché Intérieur, de l'Industrie et de la Défense avec trois directions générales sous ses ordres, mais "elle pose un problème politique", explique un élu européen qui précise que le nouvel exécutif communautaire devra mettre l'accent sur l'intégrité de ses membres.  

La candidate Goulard fait l'objet d'une enquête en France sur l'utilisation des financements européens accordés aux élus du MoDem au Parlement européen pour leurs assistants. Une enquête similaire a été ouverte par l'office anti-fraude de l'UE, l'Olaf.  Elle a également été questionnée par les eurodéputés sur les importantes rémunérations obtenues de la fondation Berggruen, un think tank américain, entre 2013 et 2016, alors qu'elle était députée européenne. 

Son compatriote, le député européen EELV Yannick Jadot a estimé qu'Emmanuel Macron "a fait une erreur en voulant imposer Mme (Sylvie) Goulard à l'ensemble de l'Europe", en relevant notamment un "problème éthique et déontologique sérieux".

Le vote d'investiture de la nouvelle commission présidée par l'Allemande Ursula von der Leyen est prévu durant la session plénière du Parlement européen du 21 au 24 octobre à Strasbourg. Le Parlement européen a déjà recalé deux candidats: le conservateur Hongrois Laszlo Trocssanyi (PPE) et la socialiste roumaine Rovana Plumb.

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