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Selon Loukachenko, la Biélorussie a agi "légalement" en déroutant l'avion

Alexandre Loukachenko lors de son allocution au Parlement biélorusse ce mercredi. ©via REUTERS

Le Président biélorusse a jugé, ce mercredi, que l'accusation selon laquelle il aurait ordonné l'envoi d'un avion de chasse pour forcer l'atterrissage du vol Ryanair était un "mensonge".

Alexandre Loukachenko a affirmé ce mercredi avoir agi "légalement" en déroutant un avion civil sur Minsk après une alerte à la bombe. Lors d'une allocution ce mercredi devant les députés et de hauts responsables du régime, il a rejeté l'accusation d'avoir détourné le vol Athènes-Vilnius opéré par la compagnie Ryanair dans le but d'arrêter Roman Protassevitch, un journaliste d'opposition de 26 ans exilé en Lituanie et sa compagne russe, Sofia Sapega. "J'ai agi légalement, protégeant mes gens", selon les propos du Président rapportés par l'agence d'État Belta.

"C'est un mensonge absolu (de dire) que l'avion a été forcé d'atterrir par un Mig 29", a-t-il martelé, "la mission de l'avion de chasse était d'établir la communication, d'accompagner l'atterrissage de l'avion de passagers en cas de situation d'urgence".

"Lignes rouges"

"Nos adversaires de l'étranger et à l'intérieur du pays ont changé leurs méthodes pour attaquer notre État. Ils ont franchi une multitude de lignes rouges, dépassant les limites de l'entendement et de la morale humaine."
Alexandre Loukachenko
Président de la Biélorussie

En réponse aux condamnations de l'ONU, l'Otan et l'EU, qui ont appelé à la libération immédiate de l'opposant biélorusse, Loukachenko a dénoncé des "attaques" franchissant "des lignes rouges". "Nos adversaires de l'étranger et à l'intérieur du pays ont changé leurs méthodes pour attaquer notre État. Ils ont franchi une multitude de lignes rouges, dépassant les limites de l'entendement et de la morale humaine."

"Ils sont passés de l'organisation d'émeutes à l'étape de strangulation", a ajouté le Président, dans une référence apparente au mouvement de contestation de 2020 qu'il attribue à une opposition pilotée par l'Occident.

Loukachenko a également dénoncé une "guerre hybride moderne" contre son pays, qui serait, selon lui, un "théâtre d'expérimentation pour ensuite aller vers l'Est".

Nouvelles sanctions

Le Président biélorusse accuse régulièrement Américains et Européens de vouloir le renverser pour, ensuite, s'attaquer à la Russie de Vladimir Poutine, son principal allié.

Cette nouvelle provocation de Loukachenko a eu pour conséquence d'unifier les Européens, jusqu'alors divisés sur des sanctions supplémentaires. Lundi, les Vingt-Sept ont pris de nouvelles sanctions contre des personnalités proches du dictateur et engagé un blocus aérien sur la Biélorussie. Depuis, une multitude de compagnies aériennes se sont alignées sur l'appel de l'Union à ne plus survoler le territoire biélorusse.

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