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Selon Moscou, Londres retient Ioulia Skripal "de force"

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson: "Nous travaillerons sans relâche avec nos partenaires pour arrêter l'utilisation inadmissible d'armes de ce type et nous avons convoqué une session du conseil exécutif de l'OIAC pour mercredi prochain." ©AFP

Les examens demandés par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) confirment les conclusions britanniques sur l'agent neurotoxique utilisé pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, en Angleterre. Boris Johnson assure qu'il "ne peut y avoir aucun doute sur ce qui a été utilisé et il n'y a pas d'explication alternative sur le responsable", la Russie.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) confirme la thèse du gouvernement britannique sur l'origine russe de l'agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

©AFP

Dès le 12 mars, la Première ministre britannique Theresa May avait affirmé que Skripal et sa fille avaient été victimes du Novitchok, un agent innervant mis au point dans les années 1970 et 1980 par l'Union soviétique. Londres a directement mis en cause Moscou, ce qui a déclenché la crise diplomatique la plus grave entre l'Occident et la Russie depuis la fin de la Guerre froide...

Le Royaume-Uni a réclamé dans la foulée une réunion du Conseil de sécurité pour discuter des conclusions de l'enquête. La réunion devrait se tenir la semaine prochaine, a précisé la mission britannique auprès des Nations unies.

La Russie a toutefois immédiatement signalé qu'elle ne croira à aucune conclusion sans accès aux analyses de l'OIAC. "La Russie ne croira pas sur parole les conclusions dans l'affaire Skripal tant que ses experts n'obtiendront pas l'accès aux analyses mentionnées dans l'expertise de l'OIAC", a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

Moscou a également dit que selon lui, Londres retient "par la force" Ioulia Skripal et a remis en doute le communiqué dans lequel elle disait qu'elle allait bien et que son père se remettait petit à petit. "Les derniers événements renforcent nos craintes selon lesquelles il est question de l'isolement d'une citoyenne russe. Nous avons toutes les raisons de croire qu'il peut être question d'un cas de rétention par la force de citoyens russes, éventuellement qu'on les retienne par la force pour une mise en scène", a ajouté Maria Zakharova.

"Aucun doute sur le responsable"

L'OIAC souligne la "grande pureté" de la substance, qui a été analysée par quatre labos. Londres avait identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok et rendu Moscou responsable de l'attaque. L'OIAC se garde d'accuser qui que ce soit et ne cite pas nommément le Novitchok. Elle précise que le nom et la structure de la substance chimique identifiée sont contenus dans "le rapport classifié complet" disponible pour les Etats membres.

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Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson explique qu'il n'y a pour lui aucun doute que la Russie est responsable de l'empoisonnement de l'agent et sa fille. Il demande que Moscou apporte des réponses. Il a convoqué une réunion de l'OIAC le 18 avril pour "étudier la suite" après la publication de ces conclusions:

"Il ne peut y avoir aucun doute sur ce qui a été utilisé et il n'y a pas d'explication alternative sur le responsable - seule la Russie a les moyens, le mobile et l'expérience en la matière", a indiqué Boris Johnson. "Nous travaillerons sans relâche avec nos partenaires pour arrêter l'utilisation inadmissible d'armes de ce type et nous avons convoqué une session du conseil exécutif de l'OIAC pour mercredi prochain", a-t-il ajouté.

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