"Super Mario" avance à petits bonds vers la formation d'un gouvernement italien

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Le "super banquier" a rencontré les responsables des principaux partis politiques en Italie. Matteo Salvini, le chef de la Ligue, s'est dit ouvert à la formation du 67e gouvernement en Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L'ex-président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a conclu un premier round de consultations pour tenter de former une majorité parlementaire et sortir de l'impasse politique l'Italie, aux prises avec une double crise économique et sanitaire.

Il espère rallier sur son nom des formations aux antipodes sur l'échiquier politique, du Parti démocrate (PD, centre-gauche), à la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, au sein d'un cabinet de transition chargé de mettre en musique le plan de relance économique et la campagne de vaccination contre le Covid-19, qui a déjà fait plus de 90.000 morts dans le pays.

Premiers soutiens

Pour l'analyste Wolfgango Piccoli du cabinet Teneo, "la question n'est plus désormais 'si' Draghi pourra former un gouvernement mais 'comment', autrement dit quels partis entreront dans la coalition".

"La question n'est plus désormais 'si' Draghi pourra former un gouvernement mais 'comment', autrement dit quels partis entreront dans la coalition"
Wolfgango Piccoli
analyste pour le cabinet Teneo

Mario Draghi s'est d'ores et déjà assuré cette semaine le soutien de petits partis et groupes parlementaires, ainsi que du PD et d'Italia Viva, parti centriste de l'ex-Premier ministre Matteo Renzi qui a fait exploser le gouvernement sortant en retirant ses ministres, en raison d'un désaccord sur le plan de relance.

La formation du magnat et ancien chef de l'exécutif Silvio Berlusconi, Forza Italia (FI, centre-droit), s'est également engagée à l'appuyer.

Salvini et le M5S hésitent

De son côté, Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, a annoncé que sa formation anti-immigration déciderait la semaine prochaine de son éventuel soutien à un gouvernement dirigé par Mario Draghi. "Nous sommes à disposition. Nous sommes la première force politique du pays, nous sommes une force qui doit gouverner (...)", a-t-il déclaré à l'issue de son entretien avec l'ancien président de la BCE.

"Nous sommes à disposition. Nous sommes la première force politique du pays, nous sommes une force qui doit gouverner"
Matteo Salvini
chef de file de la Ligue

"Contrairement à d'autres, nous ne pensons pas que de dire simplement 'non' vous conduit quelque part (...) l'intérêt supérieur du pays doit primer sur tout intérêt personnel ou d'un parti".

Le Mouvement 5-Etoiles (M5S), membre de la coalition gouvernementale sortante, a également annoncé maintenir en suspens sa participation éventuelle, dans l'attente de connaître précisément le programme de Mario Draghi.

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