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Taxe nucléaire: Merkel se rebiffe contre la pression des industriels

La chancelière allemande ne compte pas céder à la pression des industriels qui veulent qu'elle abandonne son projet de taxe nucléaire. Pour les autorités allemandes, il s'agit d'une juste compensation suite à la prolongation de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est rebiffée mardi contre toute tentative de pression sur le gouvernement de la part de décideurs économiques et de groupes d'intérêt après une récente campagne de patrons critiquant sa politique énergétique.

"Quand quelque chose va dans le sens d'une menace ou d'une pression, cela produit la plupart du temps chez moi un mouvement totalement inverse", a lancé la responsable conservatrice dans une interview télévisée diffusée par le groupe de médias Madsack. Et la chancelière de "ne pas conseiller" à certains groupes de croire au succès des réclamations et des attentes faites en public.

Le lobby nucléaire a publié samedi dans la presse une lettre vindicative, paraphée par une quarantaine de patrons dont ceux de banques ou de groupes industriels, dénonçant le projet du gouvernement d'instaurer une taxe sur le combustible nucléaire. Berlin présente la taxe nucléaire comme une compensation pour la décision du gouvernement de prolonger la durée de fonctionnement des 17 centrales atomiques allemandes, alors que le gouvernement social-démocrate/écologiste de Gerhard Schröder (1998-2005) avait programmé leur fermeture progressive d'ici 2020.

Dimanche, Mme Merkel avait déjà réagi à la fronde des groupes d'énergie, affirmant que la taxe, qui doit rapporter à l'Etat 2,3 milliards d'euros par an dès 2011, allait être introduite, rappelant que c'était un principe voté en conseil des ministres.

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