Taxe sur les transactions: Rajoy soutient Sarkozy

Le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

Le premier ministre espagnol a rencontré lundi le président français Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se sont entendus sur un certain nombre de dossiers, décidant de se soutenir mutuellement. La France et l'Espagne ont toutes deux subi vendredi une dégradation de leur note souveraine par Standart & Poor's.

L'Europe doit s'acheminer vers la création d'une taxe sur les transactions financières, a déclaré lundi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy lors d'une conférence de presse conjointe avec Nicolas Sarkozy à Madrid.

Il a ainsi apporté son soutien au président français, qui a fait de la création de cette taxe au niveau de la zone euro un cheval de bataille.

"C'est vrai qu'il faut étudier certains détails et surtout nous ne voulons pas que ce soit les consommateurs qui doivent payer. Mais l'Espagne va appuyer cette taxe", a-t-il dit. "Plus on ira vite, mieux ce sera."

Relativité française

La crise de la zone euro était au coeur des préoccupations des deux chefs d'État lors de leur rencontre à Madrid. Tous deux ont avant tout cherché à minimiser l'impact de la dégradation de la note souveraine de leurs pays respectifs par S&P.

 "Sur le fond des choses, ça ne change rien", a estimé Nicolas Sarkozy, appelant à "ne pas s'affoler" mais "à réagir à ces décisions avec sang-froid, avec recul".
"Cette crise nous la surmonterons en faisant preuve de courage et en disant la vérité", a-t-il déclaré.

Le président français a également appuyé son  argumentation sur le statu quo deux autres agences de notation, Moody's et Fitch, qui ont au contraire conservé leur note la plus haute à la France.

Mariano Rajoy a également estimé ne pas avoir besoin de relever à nouveau les impôts dans le budget espagnol de mars pour atteindre ses objectifs de déficit, sans toutefois exclure catégoriquement un tel scénario.

M. Rajoy, qui a pris ses fonctions le 21 décembre après sept ans de gouvernement socialiste, espère nouer des alliances avec les principaux dirigeants conservateurs européens au moment où la crise de la dette rebondit dans la zone euro.

Avec M. Sarkozy, "nous avons parlé de la nécessité que l'Espagne soit plus (présente) dans l'Union européenne", "à l'endroit qui lui correspond en fonction de son Produit intérieur brut", a-t-il indiqué.

Mariano Rajoy a estimé que le poids du produit intérieur brut espagnol dans l'économie de la zone euro justifiait que Madrid conserve un siège au directoire de la BCE, siège qui risque d'être mis dans la balance à la fin du mois de mai.Il a néanmoins reçu le soutien de son collègue français, Nicolas Sarkozy déclarant que "la France soutient de toutes ses forces le maintien d'un poste pour l'Espagne au Conseil exécutif de la BCE.

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