Tous les migrants à bord du Diciotti ont débarqué à Catane

©REUTERS

Tous les migrants, près de 140, qui étaient encore présents à bord du Diciotti dans le port de Catane, en Sicile, ont débarqué dans la nuit de samedi à dimanche, ont constaté les médias. Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini avait donné son feu vert tard samedi soir après l'accord de l'Eglise catholique italienne, de l'Albanie et de l'Irlande de se répartir les familles à bord.

Bloqué pendant plusieurs jours au large de l’île de Lampedusa, et depuis six jours devant le port de Catane en Sicile, le Diciotti a enfin pu gagner la terre. Selon les médias italiens, le patrouilleur des gardes-côtes italiens ayant sauvé 177 migrants en Méditerranée s'est amarré à Catane dans la nuit de samedi à dimanche. Tous les migrants, près de 140, qui étaient encore présents à son bord ont débarqué. 

Ce débarquement a été rendu possible après que le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, tenant de la ligne dure sur l'immigration, ait donné son feu vert tard samedi soir. Quelques heures plus tôt, l'Eglise catholique italienne, l'Albanie et l'Irlande avaient marqué leur accord pour se répartir les familles qui se trouvaient à bord du navire.

Tensions avec l'Europe

Le Diciotti était, jusqu'ici, le triste symbole d’un pays divisé et d’une Europe impuissante.

Idéologiquement et politiquement fragmentée, l'Italie est divisée entre ceux qui prêchent pour un accueil immédiat et sans conditions de tous les naufragés et un gouvernement de plus en plus tenté par une politique de rapatriement des migrants, en violation avec le principe du non-refoulement, incorporé dans la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés.

Un principe auquel s'oppose la Guardia Costiera – les gardes-côtes italiens – qui continue à intervenir en Méditerranée, malgré les directives et les invectives du ministre de l’Intérieur. 

Cette posture ferme du gouvernement italien avive également les tensions au sein de la communauté européenne. Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite) et Luigi Di Maio, chef du Mouvement 5 Etoiles (antisystème), n'hésitent plus à menacer depuis plusieurs jours l'UE de représailles, essentiellement sur le plan de la participation italienne au budget communautaire en raison de l'affaire des migrants.

Ce à quoi le Commissaire européen à la Migration Dimitris Avramopoulos a répondu dimanche dans une interview donnée à La Repubblica : "qui attaque l'UE se tire une balle dans le pied".

"Je pense que les hommes politiques italiens devraient comprendre qu'ils ne sont pas seuls en ce moment, que l'Europe cherche à les aider. Au contraire, qui attaque l'UE se tire une balle dans le pied."
Dimitris Avramopoulos
Commissaire européen à la Migration

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