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Tusk met en garde les Polonais contre leurs divisions

©REUTERS

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'est insurgé ce samedi contre les divisions qui règnent en Pologne. Il appelle ses concitoyens à "se réconcilier".

Le président du Conseil européen Donald Tusk a mis en garde samedi ses compatriotes polonais contre leurs divisions, exacerbées, selon lui, à un point inconnu en Europe.

Il n'existe, pour les Polonais, "aucune alternative à leur présence au sein de l'Europe en tant que communauté politique", a dit M. Tusk intervenant à Cracovie lors d'une conférence sur "Le rôle de l'Eglise catholique dans le processus d'intégration européenne".

"Je ne suis pas en mesure d'accepter ni de comprendre, pourquoi la violence des divisions en Pologne va beaucoup plus loin que ce que j'observe en Europe", a dit l'ancien Premier ministre polonais.

"Pourquoi un débat politique dur dans notre pays doit-il se traduire par la haine et le mépris? ", a-t-il demandé.

Il faisait allusion au combat sans merci que se livrent sur plusieurs dossiers politiques les conservateurs au pouvoir du parti Droit et Justice (PiS) et l'opposition centriste et libérale.

M. Tusk a appelé tous les responsables politiques polonais à organiser une marche commune à l'occasion du centenaire de l'indépendance de la Pologne, dont la célébration la plus importante est prévue le 11 novembre.

"Il n'y aura pas d'Europe intégrée, en sécurité, ni de Pologne en sécurité en Europe, sans une réconciliation élémentaire", a encore dit M. Tusk, citant l'exemple de la réconciliation franco-allemande.

Craintes d'un "Polexit"

Sans critiquer directement le gouvernement conservateur de Varsovie, il a observé par ailleurs que la Pologne avait rejoint l'Union européenne "avec la conviction que c'est un univers de normes politiques, de principes, sans lesquels l'Europe n'existe pas politiquement", avant de citer notamment "la séparation, précise et catégorique, entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif".

Il n'existe, pour les Polonais, "aucune alternative à leur présence au sein de l'Europe en tant que communauté politique"
Donald Tusk
Président du Conseil européen

Ce dernier principe touche directement au différend entre Varsovie et la Commission européenne, préoccupée par l'évolution de l'Etat de droit en Pologne et ce qu'elle perçoit comme un contrôle politique accru du pouvoir judiciaire.

M. Tusk n'a pas accusé les conservateurs du PiS de vouloir aller vers un "Polexit" - comme le font certains hommes politiques d'opposition - mais a laissé entendre qu'il le craignait.

"Partout là, où vous voyez une menace de désintégration de l'Europe, faites tout pour l'empêcher et ne vous frottez pas les mains à cette occasion. Il est possible et nécessaire d'empêcher de tels scénarios noirs", a-t-il dit.

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