un plan de rigueur "injuste mais inévitable", selon la presse

Le plan de rigueur draconien annoncé mercredi par le gouvernement irlandais est "injuste" mais "inévitable", estime la presse de jeudi, certains journaux craignant cependant que l'ampleur des coupes mette en péril la fragile reprise de l'île.

"Votre facture de 4.600 euros", titre en Une l'Irish Independent, avec une caricature du Premier ministre Brian Cowen et du ministre des Finances Brian Lenihan lançant : "Vous êtes foutus".

Les mesures sont "douloureuses mais doivent être prises", juge le journal. "Le plan est injuste mais, parfois, il est plus important d'être efficace que juste". "Nous n'avons pas le choix", tranche-t-il.

Le quotidien estime cependant que "les marchés ont raison de se demander si le plan fonctionnera". "Il fait peu de doute que les prévisions de croissance sont optimistes", ajoute-t-il.

Dublin a annoncé mercredi un nouveau plan de rigueur draconien, le quatrième depuis 2008, qui prévoit d'ici à 2014 15 milliards d'euros d'économies budgétaires et de hausses d'impôts, soit près de 10% du Produit intérieur brut (PIB). Les allociations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum. Près de 25.000 emplois publics seront supprimés.

"Ce sont les hommes et femmes ordinaires qui vont souffrir tandis que ceux qui sont à la base du problème, les banquiers, les promoteurs et les politiciens, restent relativement épargnés", dénonce l'Irish Daily Mail. "Mais au moins nous avons un plan. Le chemin est long et pénible mais nous avons une carte", juge-t-il.

"Tout le monde sera frappé", accuse l'Irish Sun. "Mais M. Cowen va continuer à empocher autant que (le président américain) Barack Obama. Cowen et Cie vont avoir un joyeux Noël. Les pauvres non".

"Des coupes pour tous sauf les politiciens", juge également l'Irish Examiner, pour qui "les gens ordinaires vont devoir porter le plus lourd fardeau".

Le plan est "sévère mais inévitable", croit cependant l'Irish Times. Mais les chiffres du gouvernement sont "un pari": "Il est tout sauf certain que le plan engendrera la croissance voulue... Il est sûr que ponctionner autant d'argent va déprimer l'économie".

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