Une espagnole à la tête du MES?

© Christophe Licoppe

Angela Merkel a en tout cas donné son soutien à la candidature de Belen Romana Garcia, d'après le quotidien allemand Handelsblatt. Mais plus globalement, les dirigeants des différentes organisations paneuropéennes vont se livrer à un véritable jeu de chaises musicales dans les semaines à venir.

La chancelière allemande Angela Merkel soutient la candidature de l'Espagnole Belen Romana Garcia pour diriger le mécanisme permanent de secours européen (MES), qui sera activé en juillet, selon le quotidien Handelsblatt de mercredi.

"La haut-fonctionnaire espagnole Belen Romana Garcia devrait prendre la tête du Mécanisme européen de stabilité (MES). La chancelière allemande Angela Merkel soutient sa candidature pour ce poste", écrit le journal, citant des sources diplomatiques européennes à Bruxelles.

Le MES prendra le relais en juillet du fonds provisoire, le FESF, qui était dirigé par l'Allemand Klaus Regling, rappelle le Handelsblatt.

Mouvements à tous vents

En outre, toujours selon le journal, ces mêmes sources bruxelloises tiennent presque pour acquis que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, prendra la tête de l'Eurogroupe en lieu et place du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, à la fin de son mandat.

Le président français élu François Hollande pourrait certes encore s'y opposer, mais rien ne laisse présager une quelconque objection de sa part, ajoute encore le journal.

L'hebdomadaire Der Spiegel avait écrit en fin de semaine dernière que François Hollande pourrait être tenté de bloquer cette nomination et d'engager un bras de fer avec Angela Merkel pour démontrer sa volonté d'infléchir la gestion de la crise de la dette en zone euro.

La nomination de Belen Romana Garcia à la tête du MES contraindrait, en revanche, le représentant espagnol au directoire de la BCE à céder sa place au président de la banque centrale luxembourgeoise Yves Mersch.

Toujours selon le Handelsblatt, la France pourrait être la grande perdante de ce jeu de chaises musicales, car Paris peine à trouver un candidat valable pour la direction de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui devrait lui revenir en raison de l'équilibre des pouvoirs traditionnels à Bruxelles.

La Berd est actuellement dirigée par l'Allemand Thomas Mirow, candidat à sa succession, malgré la récente nomination de son compatriote Werner Hoyer à la tête de la Banque européenne d'investissement (BEI).

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