"Une Europe à géométrie variable? Ca ne peut pas fonctionner"

Guy Verhofstadt (©Thierry du Bois) ©Thierry du Bois

"Si on les écoutait, il ne fallait pas faire l’Union bancaire. Et donc, quoi? Il fallait continuer la crise bancaire?" Pour Guy Verhofstadt, les thèses nationalistes ne tiennent pas la route. Entretien.

Désigné comme candidat des Libéraux européens pour la succession de José Manuel Barroso, Guy Verhofstadt défend son projet d’un approfondissement de l’Union européenne. Il propose de "profiter" des nouvelles demandes britanniques pour simplifier les structures actuelles et en finir avec l’Europe à géométrie variable. " Les demandes britanniques peuvent être un tremplin, pour essayer de résoudre nos problèmes en Europe. Et des problèmes, il y a en a. Car cette crise a été mal gérée. "

Qu’il s’agisse d’énergie, de défense, d’immigration, de marchés financiers ou de diplomatie commune, la valeur ajoutée de l’Europe est évidente aux yeux de l’ancien Premier ministre belge. Et les thèses nationalistes, selon lui, ne tiennent pas la route.

Malgré la prédominance du PPE et des socialistes, les libéraux ont une place à prendre, affirme-t-il. "Si les eurosceptiques montent en puissance au Parlement européen, ce sera d’autant plus nécessaire de prendre les libéraux à bord pour former une majorité stable. Les décisions qui se prennent à la majorité absolue ne peuvent pas dépendre de l’une ou l’autre délégation qui voudrait tout saboter."

Lire l'interview complète de Guy Verhofstadt dans L'Echo de ce week-end

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés