Une Grèce affaiblie, objet des convoitises chinoises

Une dizaine de contrats d'investissements chinois en Grèce ainsi qu'un accord de coopération maritime entre la Chine et la Grèce ont été signés ce mardi à Athènes.

La Chine souhaite aider la Grèce à faire face à la crise économique en "encourageant" les affaires entre les deux pays, a affirmé ce mardi son vice-Premier ministre, Zhang Dejiang, lors de la cérémonie de signature d'un accord de coopération maritime entre Athènes et Pékin. "Le gouvernement va encourager les entrepreneurs chinois à venir en Grèce pour des partenariats et investissements", a encore affirmé M. Zhang, en visite en Grèce jusqu'à jeudi à la tête d'une délégation d'hommes d'affaires.

Concluant une rencontre avec son homologue grec, Théodore Pangalos, il a relevé la "volonté commune des deux pays de renforcer leurs relations et de faire face en commun" aux retombées de la crise financière internationale.  "Nous sommes convaincus que le gouvernement grec a les capacités de dépasser la crise et de relancer une croissance stable", a-t-il ajouté.

Un mémorandum et 13 contrats

Le "mémorandum de compréhension pour la coopération dans le secteur maritime" signé aujourd'hui fixe pour l'essentiel des règles bilatérales d'affrètement.Treize contrats d'un montant total de "plusieurs centaines de millions d'euros" selon une source grecque, ont aussi été signés, dont sept entre le géant chinois Cosco et des armateurs grecs pour la commande de sept cargos, avec option sur huit autres, l'affrètement de six bateaux du même type, et la création d'une joint venture. Cosco est déjà établi au Pirée, disposant de deux quais au centre de conteneurs (Sempo) du port, à la suite d'un contrat de concession de 3,4 milliards d'euros, pour 35 ans, conclu en novembre 2008.

Un autre accord a été conclu entre le groupe chinois BCEGI et le grec Helios Plaza pour la construction au port du Pirée, près d'Athènes d'un vaste centre hôtelier, tandis que le groupe télécom grec OTE s'est lié par un "accord de coopération" avec le chinois Huawei Technologies.

Confrontée à une grave crise financière, la Grèce veut attirer des capitaux étrangers, de la Chine aux pays arabes en passant par la Turquie, espérant relancer son économie et apaiser le choc des mesures de rigueur. En mai, le gouvernement grec a signé des accords avec l'UE et le FMI, prévoyant un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans, en échange du redressement économique visant à réduire le déficit public de près de 14% du PIB en 2009 à moins de 3% en 2014.

 

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