Une présidence sous contrainte économique

Aucune amélioration de la situation économique française n'est attendue avant 2013. Le nouveau président n'aura pas d'état de grâce.

Le nouveau président des Français n'aura pas d'état de grâce. Aucune amélioration de la situation économique française n'est attendue avant 2013, au mieux: chômage en hausse à 10,1% de la population active prévu par l'Insee fin juin, croissance atone (+ 0,7% selon le gouvernement, + 0,5% selon le FMI), déficit public de 5,2% du PIB en 2011 loin de l'objectif de 3% en 2013, endettement public estimé à 1.741 milliards d'euros (87% du PIB) fin 2012, déficit record du commerce extérieur. La rentrée sociale risque d'être "chaude", avec la crainte de suppressions de postes, chez Carrefour, Areva, PSA, Air France...

Bien qu'en termes différents, les deux candidats ont annoncé aux Français des efforts à venir. La seule marge de manoeuvre du futur président sera de trouver le bon dosage et le meilleur ciblage entre économies budgétaires et hausses des prélèvements pour dégager 100 milliards d'euros pour rétablir l'équilibre, sans tuer l'activité.

François Hollande veut différer à 2017, au lieu de 2016 pour son rival, le retour à l'équilibre. Il veut convaincre les autres pays européens de prendre des mesures en faveur de la croissance, mais sait que ce sera un travail de longue haleine. Il a choisi de faire porter l'effort à parts égales sur des économies et des hausses d'impôts et de prélèvements. Sarkozy annonce, lui, que 70% de l'effort viendra d'économies, en poursuivant par exemple la baisse du nombre de fonctionnaires.

Mais tous deux ont fait la même prévision optimiste d'un retour à 1,7% de croissance dès 2013, 2% ensuite. Qu'elle ne soit pas au rendez-vous et la marge d'action sera encore plus étroite. La première adjudication d'obligations d'Etat, le 16 mai, donnera le signal de la confiance des marchés après le résultat du 6 mai

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés