La Belgique ne recevra que 7.000 doses en moins de Pfizer la semaine prochaine

Pfizer et BioNTech indiquent que l'usine de Puurs "connaîtra une réduction temporaire du nombre de doses délivrées dans la semaine à venir". ©BELGA

L'Europe craignait des retards de livraisons des vaccins de Pfizer/BioNTech de trois à quatre semaines, mais les deux groupes prévoient un délai plus limité. Pour la Belgique, l'impact est finalement minime, mais le patron de l'entité belge reconnaît des manquements dans la communication.

La taskforce vaccination mise sur pied par le gouvernement a jugé samedi "incompréhensible et inacceptable" l'annonce, par Pfizer, d'une réduction temporaire de ses livraisons de vaccin dans l'UE la semaine prochaine et ce, afin d’assurer l'augmentation de sa capacité de production.

"Cette nouvelle était totalement inattendue. Aucune consultation préalable n’a eu lieu avec la Belgique" a commenté la task force dans un communiqué. "Pfizer a annoncé samedi que nous recevrions 7 000 doses de moins que le volume initialement prévu pour le 18 janvier. Par rapport à l'estimation initiale, la réduction est donc modeste". La Belgique va donc finalement être livrée de 86.500 doses du vaccin Pfizer - sur les 93.500 prévues - la semaine prochaine.

La réduction de la quantité de vaccins livrés n'aura pas d'impact sur la vaccination du premier groupe cible.

Le rythme de livraison prévu devrait se rétablir les semaines suivantes. Selon la task force, les entités fédérées ont analysé les implications de cette décision pour leur planning de la semaine prochaine. En pratique, la réduction de la quantité de vaccins livrés n'aura pas d'impact sur la vaccination du premier groupe cible, à savoir les résidents et le personnel des maisons de repos. Les hôpitaux qui avaient espéré débuter les premières vaccinations des professionnels de santé au début de la semaine prochaine selon un schéma accéléré, voient leur quota alloué légèrement réduit. Les chiffres seront communiqués aux hôpitaux concernés dans les plus brefs délais.

"La Taskforce demande instamment à Pfizer de communiquer tout changement à temps afin d'éviter une telle situation à l'avenir et compte sur la livraison du nombre prévu de flacons dans les semaines à venir" concluent les experts.

Une semaine de retard

Le groupe américain Pfizer, associé au laboratoire allemand BioNTech, a annoncé samedi matin un "plan" qui doit permettre de limiter à une semaine les retards de livraison du vaccin contre le Covid-19, alors que l'Europe craignait de voir faiblir les livraisons de doses pendant "trois à quatre semaines".

"Nous avons développé un plan qui permettra de fournir beaucoup plus de doses au deuxième trimestre."
Pfizer et BioNTech

"Pfizer et BioNTech ont développé un plan qui permettra d'augmenter les capacités de fabrication en Europe et de fournir beaucoup plus de doses au deuxième trimestre", ont annoncé les deux entreprises dans un communiqué conjoint. "Nous reviendrons au calendrier initial de livraisons à l'Union européenne à partir de la semaine du 25 janvier, avec une augmentation des livraisons à compter de la semaine du 15 février", ont ajouté les deux groupes.

Interrogé à la VRT, Karel Van De Sompel, directeur de Pfizer Belgium, affirme: "Nous sommes plus que jamais un facteur fiable dans cette histoire. Depuis le début, nous travaillons jour et nuit pour que nos vaccins soient livrés à temps". Il note que ces derniers jours, il y a eu une "mauvaise interprétation" de nombreux chiffres qui circulaient.

"Nous sommes plus que jamais un facteur fiable dans cette histoire. Depuis le début, nous travaillons jour et nuit pour que nos vaccins soient livrés à temps"
Karel Van De Sompel
directeur de Pfizer Belgium

Il reconnaît que la communication aurait pu être plus fluide. "J'aurais aimé moi-même être informé un peu plus tôt pour pouvoir prévenir les autorités plus tôt."

Le groupe américain Pfizer, associé au laboratoire allemand BioNTech, avait averti dans un premier temps vendredi de façon inopinée qu'il n'allait pas être en mesure, jusqu'à début février, de fournir aux pays de l'UE les quantités hebdomadaires auxquelles il s'était engagé. Samedi, Pfizer et BioNTech ont indiqué que l'usine de Puurs "connaîtra une réduction temporaire du nombre de doses délivrées dans la semaine à venir".

Une première livraison Moderna

8.000
doses
Une première livraison du deuxième vaccin approuvé, celui de Moderna, est arrivée en Belgique. Il ne s'agit toutefois que de 8.000 doses.

Selon Dirk Ramaekers, le chef de la taskforce, une première livraison du deuxième vaccin approuvé, celui de Moderna, est par ailleurs arrivée en Belgique. Il ne s'agit toutefois que de 8.000 doses seulement. D'autres livraisons limitées à quelques dizaines de milliers de vaccins au total sont attendues dans les semaines à venir. Sur base des prévisions actuelles, la taskforce espère que la Belgique disposera de suffisamment de vaccins pour entamer la phase 2 avant l'été, et qu'on pourra achever le programme d'ici fin août ou début septembre.

De nouvelles superseringues

D'autre part, toujours selon la task force, la Belgique ne devrait finalement pas manquer -comme initialement redouté- des"superseringues" de 1 ml, celles qui permettent de vacciner six personnes plutôt que cinq avec un flacon de vaccin Pfizer et que le monde entier s'arrache en conséquence. Selon Xavier De Cuyper, le patron de cette task force, la Belgique a finalement trouvé les lots nécessaires après d'intenses recherches dans le monde entier.

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