Vers une carte "Covid" commune aux Européens

Le ministre allemand des Affaires européennes Michael Roth à l'issue de la première réunion physique du Conseil depuis février. ©AFP

L’utilisation d’outils communs pour analyser l’évolution de la pandémie dans les régions européennes fait son chemin.

Pour la première fois depuis février, les ministres européens des Affaires européennes se réunissaient ce mardi à Bruxelles, avec un agenda long comme un jour sans pain. Outre la préparation du Conseil européen – reporté d’une semaine à l’issue de leur réunion pour cause de mise en quarantaine de Charles Michel –, les vingt-sept ont avancé à petits pas sur la laborieuse harmonisation en matière de gestion de la pandémie.

"Ce que l'on aimerait c'est avoir une seule carte avec les mêmes critères pour toute l'Europe: que quand une région est placée en rouge elle le soit pour l'ensemble des États membres."
Didier Reynders
Commissaire européen à la Justice

Le travail va se poursuivre "dans les semaines qui viennent" pour aboutir à des recommandations aux États membres – qui restent souverains en matière de santé, mais le principe d’appuyer les décisions sur la base d’une appréciation commune de la situation sanitaire à travers l’Union est largement soutenu. "Ce que l'on aimerait c'est avoir une seule carte avec les mêmes critères pour toute l'Europe: que quand une région est placée en rouge elle le soit pour l'ensemble des États membres", indiquait le commissaire à la Justice Didier Reynders en amont de la réunion, ajoutant que cette carte devrait être mise à jour une fois par semaine, "pas plus". Son collègue Maros Sevcovic a précisé à l’issue du Conseil qu’il sera demandé au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) de produire cette carte, et que le débat sur les critères à utiliser pour la générer va se poursuivre.

Lundi, devant la commission spéciale Covid-19 de la Chambre, le porte-parole interfédéral de Sciensano Yves Van Laethem avait reproché à l’ECDC d’avoir "joué le même rôle que l’Europe, à savoir être en retard", et d’avoir livré des recommandations qui ont "toujours été entre deux chaises".

La Belgique partante

Les recommandations à venir devraient améliorer la lisibilité des restrictions liées à la pandémie, alors qu’aujourd’hui les États membres prennent des décisions non coordonnées en la matière. Dans l'entourage du ministre belge des Affaires européennes Koen Geens, on confirme que la Belgique est favorable à "une base d'analyse conjointe". C’est dans l’optique d'une coordination européenne que le gouvernement belge a par ailleurs décidé de ne plus interdire, à dater du 25 septembre, les déplacements non essentiels vers les régions classées "rouge".

La Commission européenne a de son côté annoncé l’élargissement des stocks communs d’équipement de protection, qui peuvent être distribués à travers l’Union en cas d’urgence. Après l'Allemagne et la Roumanie, quatre autre États – Danemark, Grèce, Hongrie et Suède – s'ajoutent aux hébergeurs de la réserve de matériel médical "rescEU".

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