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Zapatero présentera un nouvel impôt pour les riches d'ici peu

Le Premier ministre espagnol a annoncé ce mercredi qu'il compte demander un effort de solidarité aux plus riches. Ce nouvel impôt sera dévoilé dans les semaines à venir alors que le gouvernement présentera son plan d'austérité ce jeudi au parlement.

(AFP) - Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé ce mercredi qu'il présenterait d'ici peu un nouvel impôt pour les riches, après avoir mécontenté le pays avec son plan d'austérité affectant les salaires des fonctionnaires et les retraites.

"Le gouvernement a pour objectif de demander un effort aux citoyens qui ont une haute capacité économique dans notre pays", a-t-il indiqué lors d'une séance parlementaire de questions au gouvernement. Ce "effort de solidarité" demandé aux plus riches, dont le gouvernement est en train "d'évaluer" les modalités, sera annoncé dans les "prochaines semaines" a précisé le responsable socialiste.

"Le gouvernement a demandé un effort collectif aux citoyens pour économiser et réduire les dépenses de l'Etat qui affecte particulièrement les employés publics et (...) les retraités pour 2011", a rappelé Zapatero. Dans ce contexte, "l'effort doit être le plus équitable possible".

Mesures d'austérité drastiques

La semaine dernière, le gouvernement socialiste espagnol a approuvé un ensemble de mesures d'austérité supplémentaires pour 2010 et 2011 d'un montant de 15 milliards d'euros, visant à accélérer l'assainissement des comptes publics. L'une des dispositions prévoit la réduction des salaires des fonctionnaires d'en moyenne 5% dès le mois de juin, puis un gel de ceux-ci en 2011. Une autre mesure impopulaire prévoit le gel de la revalorisation de certaines retraites en 2011.

Ce nouveau paquet de mesures d'austérité qui détaille et anticipe un premier plan de rigueur de 50 milliards d'euros, annoncé en janvier pour ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 (contre 11,2% en 2009), a soulevé le mécontentement des syndicats espagnols qui menacent d'appeler à une grève générale.

Les nouvelles mesures d'austérité doivent être soumise jeudi par le gouvernement au parlement où le parti socialiste ne dispose que d'une majorité relative.

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