A Hong Kong, le projet de loi d'extradition est "mort" mais...

L'un des principaux groupes de Hong Kong à l'origine de la contestation massive contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine a promis de nouvelles manifestations, balayant les assurances de la cheffe de l'exécutif pro-Pékin sur la "mort" du texte. ©EPA

La cheffe du gouvernement local de Hong Kong, Carrie Lam, a déclaré que le projet de loi facilitant les extraditions vers la Chine continentale était "mort". Ce texte avait provoqué le plus important mouvement de contestation en trente ans dans l'ancienne colonie britannique. Mais, des contestataires rejettent les propos de l'exécutif et promettent de nouvelles actions...

Le projet de loi est mort.
Carrie Lam
Cheffe du gouvernement de Hong Kong

La cheffe du gouvernement pro-Pékin de Hong Kong Carrie Lam a déclaré que le projet de loi sur les extraditions vers la Chine, qui a provoqué une vague historique de contestation, était "mort", se refusant toutefois à annoncer le retrait immédiat du texte comme le réclament les protestataires.

Carrie Lam, cheffe du gouvernement de Hong Kong. ©REUTERS

"Il y existe toujours des doutes persistants sur la sincérité du gouvernement ou des inquiétudes sur le fait que le gouvernement puisse relancer le processus devant le Conseil législatif (LegCo, Parlement local). Alors, je voudrais le répéter ici, il n'y a aucun projet en ce sens", a tenté de rassurer Carrie Lam.

Depuis des semaines, l'ancienne colonie britannique est plongée dans une crise politique profonde déclenchée par le rejet du texte, avec manifestations pacifiques monstres, mais aussi affrontements violents entre policiers et une minorité plus radicale.

Mouvement contestataire plus vaste

Le gouvernement avait annoncé la suspension du projet, mais cela n'avait pas suffi à apaiser la colère, métamorphosée en mouvement plus vaste pour réclamer des réformes démocratiques et l'arrêt de l'érosion des libertés dans le territoire semi-autonome revenu, en 1997, dans le giron de la Chine.

Le gouvernement avait fait savoir que le texte suspendu ne serait pas représenté au LegCo. Mais les manifestants ont perdu toute confiance dans l'exécutif pro-Pékin. L'un des principaux groupes de Hong Kong à l'origine de la contestation massive a déjà promis de nouvelles manifestations, balayant les assurances de la cheffe de l'exécutif pro-Pékin sur la "mort" du texte.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect