Les belles réserves naturelles de la Corée du Nord

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La dénucléarisation et l'assouplissement des sanctions américaines pourraient profiter à l'attractivité nord-coréenne.

Assiste-t-on à un réveil économique de la Corée du Nord? À l’issue du sommet de Singapour, Donald Trump a loué le potentiel économique du pays: "Ils ont de magnifiques plages… J’ai expliqué: vous pourriez avoir les meilleurs hôtels du monde ici. Pensez-y sous l’angle de l’immobilier." (Avant d’être président, Donald Trump était dans l’immobilier, mais passons...) Séoul et Washington n’ont de cesse d’évoquer les opportunités de croissance qu’ouvrirait l’abandon de l’arsenal nucléaire du pays.

"Nous pourrions reconnecter le Sud et le Nord […], établir une communauté assurant de la prospérité aux deux Corées."
Moon Jae-in
Président sud-coréen

L’assouplissement des sanctions internationales profiterait directement à l’économie, sous forme d’aides au développement et d’investissements directs étrangers, relève le quotidien français Les Echos dans une analyse sur le sujet. À condition bien sûr que le régime le veuille. "Nous pourrions reconnecter le Sud et le Nord […], établir une communauté assurant de la prospérité aux deux Corées", a notamment fait valoir le président sud-coréen, Moon Jae-in. Lors de son premier sommet avec Kim Jong-un, le Sud-Coréen avait remis au "cher leader" une clé USB contenant un plan de développement de l’ensemble de la péninsule. Il lui propose ainsi l’établissement de trois couloirs économiques qui permettraient de ressusciter plusieurs industries au nord du 38e parallèle. Lettre morte pour l’heure.

La Corée du Nord dispose de réserves naturelles significatives – au moins 200 minerais, dont le deuxième stock de magnésite mondial, et des terres rares, si convoitées par les fabricants de smartphones ou d’éoliennes. Mais à ce stade, le "réveil" économique n’est pas en vue et, notent Les Echos, "les rares groupes étrangers qui avaient investi dans le pays lors des phases précédentes d’apaisement ont souvent dénoncé les manières prédatrices du régime et l’absence de tout cadre légal stable". À l’image de l’égyptien Orascom, constructeur du premier réseau de téléphonie mobile de Corée du Nord, qui n’a pas pu en ressortir ses revenus…

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