La Turquie ne veut pas de l'aide du FMI

©AFP

Le ministre turc des Finances, Berat Albayrak, tentait jeudi de convaincre des investisseurs étrangers de continuer à croire en la Turquie. Il a assuré que le pays pourrait se relever sans l’aide du FMI.

Berat Albayrak, ministre turc des Finances, s’est voulu rassurant lors de la vidéoconférence qui a eu lieu hier avec près d’un millier d’investisseurs étrangers. Il a déclaré que la Turquie compte affronter la crise économique sans l’aide du Fond monétaire international. "Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences", a-t-il affirmé lors de la vidéoconférence, relayée par la télévision d’Etat TRT.

Pour y arriver, le gendre du président Erdogan a annoncé quelques mesures, assez floues, telles qu’un soutien au secteur bancaire, une lutte prioritaire contre l’inflation et des économies dans tous les ministères. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter puisque selon lui, le secteur bancaire turc, sain et solide, est capable de résister à la volatilité actuelle.

La Turquie est pourtant bien face à une grave crise financière. La livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur depuis le début de l’année. En cause, un conflit avec les USA au sujet d’un pasteur américain détenu par Ankara. Vendredi dernier, le président américain Donald Trump a doublé les taxes sur l’acier et l’aluminium turc. Les Etats Unis ne comptent pas s’arrêter là. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a annoncé hier que de nouvelles sanctions seraient prises si le pasteur n’était pas relâché.

Erdogan se tourne vers l’Europe

De son côté, le président Recep Tayyip Erdogan essaye de renouer avec les dirigeants européens. Il s’est entretenu par téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et hier avec le président français Emmanuel Macron. Les chefs d’Etat auraient affirmé vouloir renforcer leurs relations économiques avec la Turquie.

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