Le bilan s'alourdit en Italie

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On compte désormais 267 morts et quelque 387 blessés alors que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise de jour en jour. La terre a continué de trembler cette nuit en Italie, rendant les recherches encore plus compliquées.

Le bilan du séisme qui a sécoué l'Italie mercredi s'est encore alourdi cette nuit atteignant le triste nombre de 267 morts, tandis que 387 blessés ont dû être hospitalisés. En présentant ce bilan lors d'un point de presse vendredi matin, la chef du département des situations d'urgence de la protection civile, Immacolata Postiglione, n'a pas fait mention de nouveau survivant. Les secouristes continuent néanmoins de fouiller activement les décombres des villages du centre de l'Italie.

En 2009, lors du tremblement de terre de L'Aquila, non loin de la zone du séisme de mercredi, le dernier survivant avait été sauvé 72 heures après la catastrophe, a rappelé un responsable des pompiers, appelant donc la population à garder espoir. La protection civile a annoncé jeudi qu'un total de 215 personnes avaient été secourues depuis mercredi, sans donner de précisions sur ces opérations. 

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Evaluer le nombre de disparus s'avère cette fois être une tâche extrêmement compliquée étant donné que la population de ces villages pittoresques et touristiques triple ou quadruple l'été. Il est difficile de savoir combien de personnes étaient présentes au moment du drame. Au moins huit étrangers figurent parmi les 267 morts recensés, selon la presse ou les autorités des pays concernés: trois Britanniques, deux Roumains, une Espagnole, un Canadien et une Salvadorienne. 

Le gouvernement prend de nouvelles mesures

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Jeudi soir, le gouvernement a proclamé l'état d'urgence dans les régions touchées et débloqué une première enveloppe de 50 millions d'euros. Il a aussi annoncé un nouveau plan de prévention antisismique, après les interrogations sur le lourd bilan humain du séisme dans une zone que l'on savait pourtant clairement à risque.

Le parquet de Rieti, chef-lieu de la province, a ouvert une enquête pour évaluer d'éventuelles malversations à Amatrice et dans les autres villages concernés.

Se disant conscient de ces interrogations, le chef du gouvernement, Matteo Renzi, a annoncé jeudi soir le lancement du plan "Casa Italia" (la maison Italie), destiné à centrer l'action du gouvernement sur la prévention et non sur la gestion des situations d'urgence.

L'entraide s'organise

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Mais dans l'immédiat, l'urgence est de fournir un hébergement et des produits de première nécessité à ceux qui ont tout perdu dans la catastrophe, l'une des plus graves de ces dernières années en Italie. Jeudi soir à Illica, un hameau dévasté, une douzaine de tentes bleues ont ainsi été montées, et une association de chefs italiens a offert un dîner aux habitants et aux secouristes. Sous le bourdonnement des hélicoptères et le ronronnement des moteurs de camions, dans les volutes des cigarettes fumées nerveusement, chacun avait les traits tirés.

"Cette nuit-là, on n'a même pas eu le temps de se lever qu'il a fallu tout de suite chercher à vivre coûte que coûte", a raconté Silvia Micozzi, 28 ans, après avoir vidé son assiette de pâtes. Les prochaines nuits s'annoncent tout aussi difficiles dans ces régions d'Italie où la terre continue de trembler. 

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