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Moscou convoque les ambassadeurs de neuf pays de l'UE

©Photo News

Après avoir annoncé l'expulsion de 60 diplomates américains, la Russie convoque cette fois-ci les ambassadeurs de neuf pays de l'Union européenne parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne.

Les représailles russes continuent. Jeudi, Moscou décidait d'expulser 60 diplomates américains et fermer le consulat des États-Unis à Saint-Pétersbourg, des mesures identiques à celles prises par Washington contre Moscou dans le cadre de l'affaire Skripal. Aujourd'hui, nous apprenons que les ambassadeurs de neuf pays de l'Union européenne parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne ont été convoqués par la Russie.

Les ambassadeurs de ces pays, ainsi que ceux de la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie et la République tchèque, ont commencé à arriver au ministère russe des Affaires étrangères. 

Moscou expulse 60 diplomates américains dans l'affaire Skripal

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé jeudi soir qu'au titre des mesures de rétorsion après l'expulsion des Etats-Unis de 60 diplomates russes et la fermeture du consulat russe à Seattle, Moscou allait ordonner le départ d'un même nombre de diplomates américains et fermer le consulat général américain à Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, Jon Huntsman, a été convoqué ce jeudi au ministère russe des Affaires étrangères, a dit Lavrov. "Les mesures seront réciproques(...). Elles comprennent l'expulsion d'un nombre équivalent de diplomates et nous avons décidé de retirer notre accord permettant au consulat général des Etats-Unis d'être ouvert à Saint-Pétersbourg", a dit le ministre.

"Nous avons décidé de retirer notre accord permettant au consulat général des Etats-Unis d'être ouvert à Saint-Pétersbourg"
Sergueï Lavrov
Ministre russe des Affaires étrangères

Ces personnes "ont été déclarées 'persona non grata' pour leurs activités incompatibles avec leur statut diplomatique. Elles doivent quitter le territoire russe d'ici le 5 avril 2018", selon le communiqué. Le bâtiment du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg doit être "libéré entièrement d'ici au 31 mars", a indiqué le ministère.

Les menaces, proférées par l'ambassadeur Jon Huntsman, de l'éventuelle saisie de biens appartenant à l'Etat russe sur le sol américain, "entraîneront une dégradation encore plus grave de nos relations, avec de grandes conséquences pour la stabilité mondiale", a prévenu le ministère russe des Affaires étrangères

Les Etats-Unis ont annoncé en début de semaine leur intention d'expulser 60 diplomates russes et de fermer le consulat russe à Seattle, par solidarité avec le Royaume-Uni qui a imputé l'empoisonnement le 4 mars de l'ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia sur le sol britannique à la Russie.

Des mesures de représailles identiques

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls visés par ces mesures de représailles: "en ce qui concerne les autres pays, (la réponse de Moscou) sera aussi pour tous identique par rapport au nombre de personnes qui quitteront la Russie", a assuré Lavrov.

140
diplomates
Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie ont été expulsés en soutien à Londres, qui accuse Moscou d'avoir empoisonné l'ex-espion russe.

Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie ont été expulsés en soutien à Londres, qui accuse Moscou d'avoir empoisonné l'ex-espion russe. "Les mesures de représailles seront identiques, et pas seulement", a promis Lavrov, sans donner plus de précisions.

Le ministère russe des Affaires étrangères a également annoncé qu'il demandait à ce que se tienne mardi une réunion de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Lavrov a appelé les Occidentaux à avoir "une conversation honnête" avec la Russie.

Un refus "serait une confirmation de plus que tout ce qui se passe n'est qu'une grossière provocation", a-t-il affirmé. Moscou, qui affirme n'avoir aucun lien avec cet empoisonnement, s'estime victime d'une politique "antirusse" de la Grande-Bretagne.

Ioulia Skripal hors de danger

Victime comme son père d'un empoisonnement à l'agent neurotoxique selon Londres, l'état de Ioulia Skripal "s'améliore rapidement", a indiqué l'hôpital où elle est soignée avec son père. Selon la BBC, Ioulia Skripal, 33 ans, est consciente et en état de parler. Son père est, lui, toujours dans un état critique. La troisième victime, le policier Nick Bailey, l'un des premiers à être intervenus pour secourir Ioulia Skripal et son père, a pu sortir de l'hôpital jeudi.

Selon la police britannique, la plus haute concentration de l'agent neurotoxique utilisé pour les empoisonner a été retrouvée sur la porte d'entrée du domicile de Sergueï Skripal.

Cet ancien colonel du service de renseignement de l'armée russe (GRU) avait été arrêté et condamné en 2006 à Moscou pour "haute trahison" au profit de Londres, puis échangé en 2010 dans le cadre d'un échange d'espions.

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