Crash d'un avion de ligne en Iran

©AFP

Les 66 passagers et membres d'équipage d'un avion de ligne iranien ont péri dimanche dans le crash d'un avion de ligne dans une région montagneuse du sud-ouest de l'Iran,

"Après des recherches dans la zone où l'avion s'est écrasé, nous avons été informés que toutes les personnes à bord avaient perdu la vie" (porte parole de la compagnie aérienne Aseman)

Les secours iraniens ont repris ce lundi matin les opérations de recherche de l'avion de ligne porté disparu depuis dimanche alors qu'il survolait une région montagneuse du sud-ouest de l'Iran. Les autorités iraniennes avaient suspendu dimanche soir à cause de conditions météorologiques très difficiles (neige, pluies et vents violents) les opérations de recherche de cet ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines parti de Téhéran avec 66 personnes à bord.

Les autorités estiment que l'avion s'est écrasé, et tous ses passagers sont présumés morts.

Le bimoteur à hélices assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, à environ 500 km au sud de la capitale iranienne. Il a disparu des écrans radar pendant une tempête de neige dans la région des monts Zagros en début de matinée alors qu'il approchait de sa destination.

Toute la journée de dimanche, les secours ont été entravés par le mauvais temps.

Le Bureau (français) d'études et analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a annoncé dimanche soir l'envoi de trois "enquêteurs" et "conseillers techniques" devant aider l'enquête diligentée par les autorités iraniennes pour déterminer les causes de l'accident.

L'avion était un ATR-72. ATR, co-entreprise entre Airbus et Leornardo-Finmeccanica, le leader mondial des avions à turbo-propulsion de moins de 90 places.

Blocage américain

Appartenant à la compagnie aérienne Aseman Airlines, cet avion était l'un des derniers de sa génération encore en activité depuis vingt-cinq ans. Le renouvellement de la flotte aérienne civile iranienne dépend de la levée totale des sanctions bancaires qui empêchent encore Téhéran d'assurer des transactions commerciales avec l'étranger, malgré l'accord international sur le nucléaire signé en 2015.

Si l'américain Boeing et le français Airbus ont conclu des marchés à hauteur de 32 milliards de dollars avec l'Iran depuis 2016, la plupart des ventes restent soumises à l'octroi d'une licence que seuls les Etats-Unis sont en mesure de délivrer via le Bureau du contrôle sur les actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control of the Treasury Department). Aseman Airlines, dont la commande de soixante 737 MAX a été annoncée en avril dernier, devra faire appel à un établissement non américain pour conclure la vente et le paiement devra s’effectuer dans une autre devise que le dollar.

Le président américain Donald Trump, qui menace de réimposer des sanctions à l'encontre de l'Iran depuis son arrivée à la Maison-Blanche, doit se prononcer dans trois mois sur le retrait ou le maintien des Etats-Unis au sein de cet accord international.

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