James Comey, l'ex-patron du FBI, "s'est écarté" des procédures

James Comey, en juin 2017 lors de son audition par le Sénat américain ©AFP

Le département américain de la Justice a rendu son rapport sur le rôle de l'ancien directeur du FBI lors de la présidentielle US. James Comey s'est affranchi des règles sans pour autant être politiquement partial, ce que le président Trump lui reprochait.

James Comey a commis une "sérieuse erreur de jugement" en annonçant quelques jours avant l'élection présidentielle américaine de novembre 2016 la réouverture de l'enquête sur les courriels d'Hillary Clinton. Telle est la principale conclusion du rapport rendu par Michael Horowitz, l'inspecteur général du département américain de la Justice dans son rapport de 500 pages publié ce jeudi.

Cependant, Michael Horowitz écrit aussi que rien ne prouve que les motivations de James Comey étaient politiques et qu'il ait voulu influencer l'élection présidentielle. L'ex-directeur du FBI, limogé depuis par Donald Trump, s'était à l'époque attiré les critiques des républicains puis des démocrates, qui estimaient que sa gestion de l'enquête du FBI avait influencé la campagne électorale. James Comey a ensuite dirigé l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle américaine et les liens présumés entre l'équipe de campagne de Trump et Moscou. Donald Trump, qui a nié toute collusion, l'a limogé en mai 2017 et n'a cessé depuis de le critiquer.

Pour Hillary Clinton, candidate démocrate face à Trump en novembre 2016, cette affaire des courriels et sa gestion par le FBI a contribué à sa défaite.

James Comey a déclaré jeudi dans une tribune au New York Times ne pas être d'accord avec toutes les conclusions du rapport, mais a ajouté qu'il respectait le travail de l'inspecteur général. Le rapport de Michael Horowitz le critique sèchement pour s'être écarté des procédures du département de la Justice et l'accuse d'avoir usurpé l'autorité de la ministre de la Justice Loretta Lynch en annonçant en juillet 2016 qu'aucune charge ne serait retenue contre Clinton. 

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