Le compte à rebours démarre pour les démocrates américains

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À dix-neuf jours des caucus de l’Iowa, qui lanceront officiellement la course à l’investiture démocrate, le modéré Joe Biden reste le favori. Mais il n’est pas à l’abri d’une alliance des candidats les plus à gauche.

Dernière ligne droite avant le coup d’envoi des primaires démocrates. Pour défier Donald Trump en 2020, ils sont toujours 12 candidats en lice. Mais c’est un quatuor composé de Joe Biden, Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Pete Buttigieg qui se détache.

Joe Biden reste jusqu’ici indéboulonnable de sa première place dans la moyenne des sondages (27,2% des intentions de vote selon Real Clear Politics). Si Bernie Sanders et Pete Buttigieg lui ont parfois volé la vedette en Iowa – l’État qui votera en premier le 3 février – il est toujours le plus populaire dans certains États décisifs comme la Caroline du Sud (32% des intentions de vote selon la moyenne de Real Clear Politics), où il bénéficie d’une forte popularité parmi l’électorat afro-américain. L’ex-vice président peut aussi compter sur une victoire facile dans les Etats-clés du Texas ou encore du Nevada.

Sanders-Warren, le duo à suivre

Pour la première fois, la Californie votera en mars plutôt qu’à la fin des primaires, ce qui pourrait influencer le reste de la course.

Les primaires de Californie, l’Etat le plus peuplé et qui offre 495 délégués à se départager pour remporter l’investiture cet été, s’annoncent en revanche serrées. Bernie Sanders fait la course en tête avec une moyenne de 24,3% des intentions de vote, devant Joe Biden (21,3%) et Elizabeth Warren (21%). Pour la première fois, cet État très progressiste votera en mars plutôt qu’à la fin des primaires, ce qui pourrait influencer le reste de la course.

En l’état, donc, les chiffres donnent globalement l’avantage à Joe Biden, le "rassembleur". Mais le dossier le plus intéressant à suivre reste le duo Sanders-Warren. Jusqu’ici, ces deux "amis" au programme assez similaire s’étaient opposés sur le fond aux candidats les plus centristes comme Joe Biden et Pete Buttigieg. L’un comme l’autre ont mené une belle campagne qui leur a permis de se maintenir dans le trio de tête. Mais s’ils veulent que leurs idées progressistes l’emportent au sein du Parti démocrate, l’un d’entre eux devra jeter l’éponge en espérant que ses partisans rallient l’autre face à Joe Biden.

Les millions de Michael Bloomberg

Ces derniers jours, de premiers signes de tension sont apparus. La campagne d’Elizabeth Warren a accusé le camp Sanders de tenter de faire passer la sénatrice du Massachusetts comme la candidate des nantis. Et mardi soir, lors d’un débat sur CNN, le sénateur du Vermont a dû démentir les propos que lui prête sa collègue: non, il n’a "jamais dit" qu’une femme ne pouvait pas battre Donald Trump, a-t-il assuré.

Michael Bloomberg ne participe pas aux débats mais dépense des millions de dollars dans des publicités.

Des propos qui tombent en plein débat sur le manque de diversité parmi les candidats ces dernières semaines. En témoigne les abandons successifs des candidats afro-américains Kamala Harris et Cory Booker et du latino Julian Castro, faute de fonds suffisants pour financer leur campagne.

À l’inverse, le milliardaire Michael Bloomberg continue son offensive en solo – il ne participe pas aux débats – à coups de millions de dollars dépensés dans des publicités. Sans succès fulgurant pour le moment: il est crédité de seulement 6,6% des intentions de vote en moyenne.

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