carte blanche

Congolais, n’espérez rien: il n’y aura pas de "réparations"!

Associé-fondateur du Cabinet Valoro

Depuis 60 ans, la majeure partie de l’aide versée au Congo par la communauté internationale, dont la Belgique, a été accaparée par l’élite politique de ce pays.

Depuis l’indépendance du Congo, en 1960, a-t-on jamais fait le compte de toute l’aide matérielle apportée par la communauté internationale (y compris la Belgique, à travers ses innombrables programmes d’aide à la coopération et au développement)?

Par Carl-Alexandre Robyn, associé fondateur du cabinet Valoro (évaluateur de startups) ©doc rv

Une aide massive qui n’a jamais cessé d’irriguer un pays que les contribuables du monde entier (notamment les contribuables européens) portent sur leurs épaules alors même que le FMI, la Banque mondiale et diverses agences de l’ONU déplorent un détournement massif de cette aide par les élites politiques locales, et surtout les familles présidentielles prédatrices des ressources économiques du pays.

Tous les Présidents ont pillé le pays

Chaque Président du Congo depuis Mobutu a toujours installé ses familiers aux conseils d’administration des principales mines du pays, accaparant ainsi pour eux-mêmes, depuis l’indépendance, les fruits des ressources minières de ce pays gorgé de richesses.

Depuis 1960, le Congo est colonisé/pillé par sa propre classe politique clanique et aux pratiques kleptomanes. Tous les Présidents congolais depuis l’indépendance se sont enrichis de manière faramineuse en puisant dans les caisses de l’État.

400 milliards d'euros d'aide au total

Depuis 1960, nous accueillons et entretenons, partout en Europe et surtout en Belgique, la diaspora congolaise devenue de plus en plus importante au fur et à mesure du délabrement économique de ce fantastique pays ravagé par l’incurie, la cupidité, la corruption, l’incompétence de ses familles dirigeantes et les pillages de seigneurs de guerre dans ses provinces de l’Est.
En 60 ans, le Congo a dû recevoir à titre d’aide internationale un montant équivalent à la dette nationale belge (soit un peu plus, à la grosse louche, de 400 milliards d’euros). La Belgique a bien sûr contribué à cette aide, pour certainement plus de 6 milliards d’euros.

Pour une fraction de la communauté congolaise de Matonge, la culpabilité et la responsabilité collective des Belges restent totales dans le délabrement actuel de l’économie du Congo.

Alors, j’estime que les "réparations" (pour la colonisation d’avant 1960) exigées par les différents collectifs et associations œuvrant pour la mémoire coloniale et la renaissance du Congo (il y en a une septantaine en Belgique), n’ont pas de raison d’être.
Nous avons suffisamment donné…inutilement d’ailleurs puisque les fonds ont été détournés par une caste congolaise de prédateurs politiques et de pilleurs de ressources.

Blancs, Belges toujours accusés

Ce qui est sidérant c’est qu’une partie de la diaspora, notamment à Matonge (quartier "congolais" de Bruxelles), continue de penser que si l’économie congolaise va si mal, c’est parce que la colonisation blanche continue "sous une autre forme" et que les Blancs/Belges continuent de siphonner les ressources naturelles et minérales du pays, tout en continuant à piller les ressources monétaires du pays.
Pour une fraction de la communauté congolaise de Matonge, la culpabilité et la responsabilité collective des Belges restent totales dans le délabrement actuel de l’économie du Congo.
Cette fraction-là refuse la réalité du remplacement des Belges par les Chinois et les Américains et se détourne de la réalité du pillage de l’Etat par leur propre oligarchie politique.

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