Félix Tshisekedi veut rencontrer Joseph Kabila

Joseph Kabila ©REUTERS

Chaque jour apporte son lot de surprises depuis les élections du 30 décembre dernier en RDC, alors que le comptage des bulletins est toujours en cours et l’annonce des résultats reportée à une date inconnue.

Mardi, c’était au tour du candidat Félix Tshisekedi de sortir du bois. Son parti, l’UDPS, représentant l’opposition historique au Congo, a déclaré Félix Tshisekedi "gagnant pressenti" de la présidentielle. Dans la foulée, l’UDPS proposait une rencontre entre son candidat et le président sortant Joseph Kabila.

Cela fait plusieurs jours que la rumeur d’un rapprochement courrait. "Les deux personnalités ont intérêt à se rencontrer pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir", a indiqué le secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund.

Pas sûr que le président Kabila l’entende de cette oreille, son dauphin, Emmanuel Ramazani Shadary, revendiquant lui-même la victoire.

Félix Tshisekedi et Joseph Kabila "ont intérêt à se rencontrer pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir".
jean-marc kabund secrétaire général de l’udps

Par ailleurs, Félix Tshisekedi devra se justifier de la production d’un faux diplôme lors de la présentation de son acte de candidature à l’élection présidentielle. Il a prétendu avoir obtenu en 1990-1991 avec "satisfaction" un "graduat en marketing et communication" à l’Institut des carrières commerciales (ICC), une école supérieure de promotion sociale relevant de la Ville de Bruxelles. D’après La Libre, l’ICC n’a jamais délivré ce diplôme, ni donné cette formation.

Dimanche dernier, la Commission électorale (CEN) a reporté sine die la proclamation des résultats, affirmant n’avoir traité que 53% des bulletins. L’Église du Congo s’est jointe mardi aux évêques catholiques pour réclamer la publication des résultats. Dans un communiqué de presse, l’Église du Christ au Congo (ECC) espère que la Commission électorale "accomplira ses promesses, faites devant Dieu et devant la nation, d’offrir à la nation la vérité et rien que la vérité des urnes".

Une ONG, la Symocel, a annoncé mardi qu’elle a constaté une cinquantaine d’irrégularités "majeures" dans une centaine de bureaux de vote où ses observateurs sont déployés.

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