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Goma: le volcan n'était plus surveillé faute de financements

La coulée de lave descendue des flancs du volcan Nyiragongo, dans l'est de la RDC, jusque vers Goma s'est arrêtée dimanche dans les faubourgs de la ville. ©REUTERS

Plusieurs personnes sont mortes dans le mouvement de panique qui a suivi l'éruption du volcan Nyiragongo, près de Goma. Son activité n'était plus surveillée faute de financements.

La ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a été "épargnée" par les laves du volcan de Nyiragongo, mais le mouvement de panique qui a suivi son éruption, samedi soir, a fait au moins cinq morts. Le volcan, l'un des plus actifs au monde, n'était plus surveillé depuis sept mois, faute de financements pour soutenir l'Observatoire de volcanologie locale, a rapporté la radio onusienne Okapi.

"Un projet de financement de la Banque Mondiale s'est arrêté en juin (…) à partir d'octobre, nous n'avons plus eu d'internet jusqu'en avril."
Kasereka Mahinda
Directeur de l'Observatoire volcanologique de Goma

Pendant sept mois, le volcan Nyiragongo n'a pas été surveillé, l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG) n'ayant plus d'appui du gouvernement central ni des bailleurs extérieurs, a indiqué la radio, citant le directeur scientifique de cet organisme. "Un projet de financement de la Banque Mondiale s'est arrêté en juin (…) à partir d'octobre, nous n'avons plus eu d'internet jusqu'en avril", a indiqué Kasereka Mahinda, directeur scientifique de l'OVG. "Pendant tout ce temps, nous n'avions pas de données en temps réel, il n'y avait pas de frais de fonctionnement."

Des habitants de Goma au milieu des cendres, ce dimanche matin. ©AFP

"Les laves se sont arrêtées vers Buhene, en périphérie de Goma, (…) la ville a été épargnée", a déclaré Constant Ndima, le gouverneur militaire de la région. "Le bilan provisoire fait état de cinq personnes tuées dans des accidents lors des déplacements de population", a ajouté le général, qui dirige la province du Nord-Kivu depuis la proclamation de l'état de siège dans la région le 6 mai dernier pour lutter contre les groupes armés.

Des braises fumantes à Goma, dimanche matin. Les coulées de lave ont épargné le coeur de la ville de 670.000 habitants. ©AFP

Dans la périphérie de la ville, à Buhene, des "maisons ont été ravagées par les laves", a précisé le général, sans donner de bilan chiffré de ces destructions. "Plus de 7.000 personnes ont traversé la frontière vers le Rwanda. Ils ont commencé à regagner la ville depuis ce matin vers 5h00 locales", a-t-il ajouté. Les populations qui avaient fui vers le sud-ouest, vers Saké, dans la région du Masisi, "commencent aussi à regagner le centre-ville", selon l'officier supérieur.

Des riverains du volcan Nyiragongo, l'un des plus actifs au monde, ont fuit leurs maisons samedi soir. ©EPA

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