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La candidature de Bemba à la présidence en RDC "irrecevable"

©REUTERS

Jean-Pierre Bemba, qui était candidat à la succession du président Kabila, voit sa candidature jugée "irrecevable".

La tension monte en République démocratique du Congo. La candidature de l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba a été jugée "irrecevable" vendredi par la commission électorale. 

Le motif? Sa condamnation par la Cour pénale internationale dans une affaire annexe de subornation de témoins. 

Jean-Pierre Bemba avait fait un retour triomphal à Kinshasa la 1er août dernier après son acquittement par la CPI, en juin, dans l'affaire principale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité (18 ans de prison).

Début juillet, l'affaire pour subornation de témoins est revenue devant un procureur de la CPI qui a requis un maximum de cinq ans de prison. Les avocats de Bemba plaident la relaxe, mettant en avant ses dix années déjà passées en prison. 

Avant l'annonce de la commission électorale, l'opposition au président Joseph Kabila avait lancé un appel à la "mobilisation générale", accusant "le pouvoir en place" de vouloir "exclure" plusieurs de ses candidats.

L'opposition exige "que monsieur Kabila et sa famille politique libèrent le processus électoral, en arrêtant de donner des injonctions à la commission électorale", est-il écrit dans ce communiqué signé par Jean-Pierre Bemba, l'opposant en exil Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi.

Au total, la commission électorale a déclaré irrecevables 282 des 15.505 candidatures reçues pour les élections législatives fixées au 23 décembre. En plus de Jean-Pierre Bemba, trois anciens Premiers ministres de Kabila ont été écartés: Samy Badibanga, Adolphe Muzito, et Antoine Gizenga.

"Ces invalidations sont inacceptables et montrent encore une fois l'instrumentalisation totale de la Céni par Kabila", a réagi sur Twitter Moïse Katumbi.

Katumbi, ex-gouverneur du Katanga passé à l'opposition en 2015, affirme avoir été lui-même empêché de rentrer en RDC pour déposer sa candidature lorsqu'il s'est présenté les 3 et 4 août au poste frontalier entre la Zambie et le Congo.

Treize autres candidatures (dont celle de deux femmes) ont été rejetées pour détention d'une nationalité étrangère. Parmi eux figurent un ancien ministre de l'Environnement passé à l'opposition, José Endundo Bononge, l'ancien vice-ministre de l'Energie et Ressources hydrauliques, Willy Mishiki Buhini, le député Olivier Endundo Evele et d'ex-gouverneurs de province - Jean-Claude Baende Etafe Eliko (Equateur) et Alex Kande Mupompa, qui dirigeait le Kasaï central au début de l'insurrection du mouvement Kamuina Nsapu. 

Cinq autres candidatures ont été écartées pour "pour dissimulation d'une profession déclarée comme inéligible ou nécessitant la production d'une demande de mise en disponibilité" et quatre pour "condamnation à une peine irrévocable". 

Les candidats écartés peuvent saisir la Cour constitutionnelle dans les 48 heures. La commission électorale doit publier la liste définitive - après recours - des candidats le 19 septembre.

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