La proclamation des résultats des élections en RDC a commencé

©REUTERS

Vers 23h00, la chaîne nationale congolaise RTNC prenait l'antenne pour l'annonce des résultats de l'élection présidentielle. Après deux heures d'attente, la proclamation commençait par les résultats des élections locales. Elle est toujours en cours.

La Commission électorale de la République démocratique du Congo (Ceni) fait durer le suspense avant de proclamer le nom du successeur du président Joseph Kabila en égrenant d'abord le résultat des élections locales devant la presse dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Cette cérémonie aura deux étapes: la première, c'est la proclamation des résultats à l'élection législative et provinciale", a déclaré le président de la Commission électorale Corneille Nangaa.

Il a douché les espoirs des journalistes congolais et étrangers qui attendaient depuis plus de deux heures surtout le résultat provisoire de l'élection présidentielle à un tour du 30 décembre. "Suivra ensuite la décision portant publication de l'élection présidentielle ainsi que l'annonce des résultats", a poursuivi M. Nangaa.

RTNC En direct

La chaîne d'Etat nationale RTNC a pris l'antenne mercredi peu après 23h00 en direct de la Commission électorale à Kinshasa pour l'annonce des résultats. Après une longue attente, la proclamation a débuté. Elle est toujours en cours.

A Kinshasa, la tension est à son comble. Des policiers et l'armée ont été déployés dans les quartiers stratégiques de la capitale par crainte de violences.

Prévue à l'origine dimanche dernier, l'annonce des résultats des élections en RDC avait été reportée. Jusqu'ici, la Ceni n'avait toujours pas reçu un nombre suffisant de procès-verbaux pour se positionner. Dans la nuit de mardi à mercredi, ses responsables se sont réunis pour, disent-ils, "mener une série d'évaluations et de délibérations" à l'issue desquelles elle procédera à la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle. 

La tension monte 

Il faut dire que le climat est électrique en RDC. Des opposants au pouvoir ont accusé les autorités de fraude et des rumeurs font état de négociations secrètes entre le gouvernement et un candidat d'opposition, Félix Tshisekedi, en vue d'un partage du pouvoir. A Goma, dans l'est du pays, les rues se sont vidées mardi soir à la suite d'une rumeur selon laquelle la publication des résultats était imminente.  

Ce mardi, Martin Fayulu (au centre) et six autres candidats à la présidentielle ont indiqué que "les résultats du scrutin ne peuvent être en aucun cas négociés". ©REUTERS

Joseph Kabila, au pouvoir depuis dix-huit ans, doit quitter la présidence ce mois-ci. Pour sa succession, il a soutenu la candidature de son ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary. Ce dernier avait deux rivaux principaux, l'homme d'affaires Martin Fayulu et Félix Tshisekedi, président du premier parti d'opposition. Du côté du camp Martin Fayul, on soupçonne Joseph Kabila de vouloir négocier un accord de partage du pouvoir avec Tshisekedi si Shadary est battu.   

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