Le club de Paris et le Brésil annulent la dette du Congo

Le club de paris conditionne implicitement la remise de dette à la lutte contre la pauvreté et au respect des droits de l'homme. La Police congolaise a été récemment prise en défaut à cet égard.

Les créanciers publics membres du Club de Paris et le Brésil ont décidé d'annuler la totalité de la dette de la République démocratique du Congo (RDC) à leur égard, soit 7,35 milliards de dollars. Le club de Paris a toutefois fait part au Congo de sa volonté de voir aboutir les réformes de bonne gouvernance.

Pour la Belgique, cette annulation - initialement prévue en octobre - intervient en principe trop tardivement pour lui permettre de la comptabiliser comme aide au développement et donc d'atteindre les 0,7% du Produit national brut (PNB) affectés à l'Aide publique au développement.

Le Club de Paris et le Brésil ont rencontré les représentants de la RDC mercredi, convenant de cette annulation au titre de l'initiative renforcée en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE).La RDC qui a célébré ses 50 ans d'indépendance cet été, était parvenue en juillet au "point d'achèvement" de l'initiative PPTE, devenant alors le trentième pays à l'avoir atteint.

Cet accord a ouvert la voie à une réduction de la dette extérieure publique de ce géant d'Afrique centrale ravagé par des années guerres, dont le montant total était estimé à 13,70 milliards de dollars fin 2009, selon le Fonds monétaire international (FMI) et l'Association internationale pour le développement (AID).

Lancée par la Banque mondiale et le FMI en 1996, l'initiative PPTE a pour but de créer un cadre dans lequel tous les créanciers puissent offrir un allégement de la dette aux pays les plus pauvres et les plus fortement endettés du monde. Les ressources ainsi dégagées par les pays qui en bénéficient ont pour vocation d'être consacrées à réduire la pauvreté.

La RDC avait déjà bénéficié en septembre de l'annulation de 224 millions d'euros de dette par l'Espagne, en application d'un accord signé en mars 2010 par le Club de Paris, qui compte 19 membres permanents, dont les Etats-Unis, une douzaine de pays européens, dont la Belgique, la Russie et le Japon.

Les créanciers du Club de Paris ont toutefois fait part de "leur préoccupation à propos du climat des affaires et ont demandé à la RDC de procéder à de nouvelles réformes pour améliorer encore la gouvernance, la primauté du droit et la lutte contre la corruption".

Ils notent que le pays est déterminé à améliorer "la gouvernance et le climat des affaires", à réduire la pauvreté et à mettre en place un programme économique ambitieux.

Dotée d'immenses réserves minières (or, cuivre, cobalt, diamants), la RDC reste cependant l'un des pays les plus pauvres de la planète.

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