Le GSM transforme l'Afrique, mais plus pour très longtemps

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La croissance record du marché de la téléphonie mobile devrait ralentir sur le continent africain. Toutefois, la marge de progression est encore très importante pour les opérateurs du secteur

Le rapide développement du téléphone mobile en Afrique subsaharienne transforme la région. L'industrie du mobile a contribué à hauteur de plus de 100 milliards de dollars à l'économie du continent en 2014, soit 5,7% du PIB total de la région, selon l'étude de l'association GSMA des opérateurs téléphoniques.

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"L'industrie mobile reste un moteur essentiel de la croissance économique et de l'emploi en Afrique subsaharienne, une contribution vitale considérant la démographie croissante et les hauts niveaux de chômage dans de nombreux pays", a estimé Alex Sinclair, le directeur général de GSMA.

Le portable est devenu en Afrique une solution incontournable pour téléphoner et accéder à internet, en raison de la vétusté des lignes fixes et la difficulté d'accès à des ordinateurs. L'étude prévoit que 386 millions de personnes utiliseront un téléphone mobile en Afrique subsaharienne d'ici la fin de l'année, soit 41% de la population.

"La technologie mobile va également jouer un rôle central en Afrique sub-saharienne en facilitant l'accès à des services vitaux comme l'éducation ou la santé"
Alex Sinclair
Directeur de GSMA

Les zones rurales sont oubliées

Le nombre d'utilisateurs a augmenté de 13% par an depuis 2010, deux fois plus vite que la moyenne mondiale, une croissance rapide qui s'explique par la faible base de consommateurs avec moins d'un quart de la population qui possédait un téléphone mobile en 2010. Mais cette hausse en Afrique subsaharienne devrait ralentir ces cinq prochaines années, autour de 6%.

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La croissance devrait également être limitée par "le faible intérêt des investisseurs pour développer le réseau dans les zones rurales", leur population ayant insuffisamment de ressources pour justifier un lourd investissement, selon l'étude.

"Les progrès dans le futur vont dépendre du travail des gouvernements avec l'industrie pour mettre en place des régulations qui encouragent l'investissement et l'innovation", a conclu Alex Sinclair.

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