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Le Premier ministre soudanais a été ramené chez lui au lendemain du putsch

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok avait été arrêté par des forces armées lundi 25 octobre. ©REUTERS

Abdallah Hamdok a regagné son domicile ce mardi soir, après avoir été arrêté lundi par des forces armées.

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a été ramené chez lui mardi soir et reste "sous surveillance renforcée" au lendemain d'un coup d'Etat mené par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, s'est entretenu par téléphone mardi avec M. Hamdok. "Le secrétaire d'État se réjouit de la libération du Premier ministre et renouvelle son appel aux forces militaires soudanaises pour qu'elles libèrent tous les dirigeants civils en détention et garantissent leur sécurité", selon un communiqué du département d'État.

"Plusieurs ministres et dirigeants politiques sont toujours en état d'arrestation dans des endroits inconnus;"
Abdallah Hamdok
Premier ministre soudanais

Le général Burhane avait bien tenté de rassurer mardi en assurant que le chef du gouvernement était à son propre domicile. Mais face aux appels incessants venus de nombreuses capitales, il a semblé céder en soirée.

Alors qu'Abdallah Hamdok était tout juste revenu avec son épouse à son domicile, son bureau rappelait que "plusieurs ministres et dirigeants politiques sont toujours en état d'arrestation dans des endroits inconnus".

Manifestations réprimées

Les opposants soudanais au coup d'État, qui réclament l'aide de la communauté internationale, sont sortis en masse pour tenter de relancer une transition post-dictature brutalement interrompue lundi matin. Mardi, des témoins ont rapporté à l'AFP que les forces de sécurité tiraient des grenades lacrymogènes sur des manifestants.

Alors que le scénario du pire est dans tous les esprits, deux ans après la révolte contre l'autocrate Omar el-Béchir qui s'est soldée par plus de 250 morts, "un usage de la force n'entraînerait pas seulement un bain de sang", prévient International Crisis Group, "il pourrait aussi mener à un face-à-face prolongé qui fermerait la porte à la résolution de la crise".

Après le coup d'État, les États-Unis ont annoncé lundi la suspension de 700 millions de dollars d'aide à Khartoum. Mardi, l'Union européenne a menacé de suspendre son soutien financier si les militaires ne rendaient pas le pouvoir immédiatement.

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