Le président burundais reprend le pouvoir

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Le chef des putschistes burundais annonce la reddition des membres de son mouvement. Trois généraux impliqués dans la tentative de coup d'Etat visant à déposer le président burundais, Pierre Nkurunziza, ont été arrêtés. Selon les Nations Unies, plus de 105.000 personnes ont déjà rejoint les pays frontaliers.

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Pierre Nkurunziza a fait son retour à Bujumbura. Deux jours après la tentative de coup d'Etat, fomentée alors qu'il assistait à un sommet africain en Tanzanie, le chef de l'Etat burundais a retrouvé son bureau.

"La paix est revenue dans tout le pays, y compris dans la capitale où les putschistes sévissaitent", a déclaré le chef de
l'Etat dans un message radiodiffusé, ajoutant que ceux qui souhaitaient faire usage de la violence "ne triompheraient
jamais".

Pierre Nkurunziza a également appelé "à un arrêt immédiat des manifestations" et a proposé l'instauration d'un dialogue
pour résoudre la crise politique provoquée par sa volonté de briguer un troisième mandat.

Les chefs des putschistes burundais ont annoncé ce vendredi matin leur reddition, juste avant de se faire arrêter par les forces restées loyales au président Pierre Nkurunziza.

"Nous avons décidé de nous rendre. J'espère qu'ils ne vont pas nous tuer", a dit le général Godefroid Niyombare, chef des putschistes, par téléphone à un journaliste de l'AFP alors que des soldats fidèles au président Pierre Nkurunziza approchaient de lui.

Le général Godefroid Niyombare, leader de la tentative de coup d'Etat avortée, a échappé aux forces restées loyales au chef de l'Etat, a affirmé un officier supérieur de la police burundaise. Les trois autres putschistes arrêtés sont toujours vivants et ne seront pas tués, a assuré la même source.

  "Le général Niyombare nous a échappé jusqu'ici mais nous savons qu'il se cache dans le quartier de Kibenga. Nos forces sont en train de le rechercher pour l'arrêter."

Le porte-parole des putschistes, le commissaire de police Vénon Ndabaneze, avait confirmé la reddition: "Nous avons décidé de nous rendre. Nous avons déposé les armes. Nous avons appelé le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Défense pour leur dire que nous n'avions plus d'armes", a-t-il affirmé lui aussi par téléphone, juste avant de se faire arrêter en compagnie du numéro deux du mouvement Cyrille Ndayirukiye, qui avait annoncé la veille l'échec du coup d'Etat, et d'un troisième responsable.

Avant son arrestation dans une maison de Bujumbura, le général Ndabaneze a eu le temps de raconter que les putschistes s'étaient séparés en différents groupes pendant la nuit. "Nous avons décidé de nous cacher pour attendre l'aube et de nous rendre pour ne pas être tués", a-t-il expliqué. Le général Cyrille Ndayirukiye avait reconnu jeudi soir, par téléphone, l'échec de la tentative de coup d'Etat contre le président Pierre Nkurunziza lancée la veille par le général Niyombare. "Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué", avait-il dit.

"Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir."

Cette annonce était intervenue alors que la présidence burundaise venait d'annoncer le retour, sur le territoire burundais, du chef de l'Etat, resté bloqué en Tanzanie depuis le début de la tentative de coup d'Etat.

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