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Les ambassadeurs du Soudan en Belgique, en France et en Suisse font défection

De nombreux manifestants sont descendus dans les rues de la capitale soudanaise pour dénoncer le coup d'État de lundi. ©EPA

Avec ses homologues en poste en France et en Suisse, l'ambassadeur du Soudan en Belgique s'oppose au coup d'État militaire survenu lundi dans son pays.

L'ambassadeur du Soudan en Belgique, ainsi que ses homologues en poste en France et en Suisse, ont annoncé, ce mardi, leur défection. Ils condamnent le coup d'État militaire de lundi et proclament leurs ambassades comme celles du "peuple soudanais", a annoncé sur Facebook le ministère de l'Information.

"Nous nous alignons totalement sur l'opposition héroïque suivie par le monde entier et proclamons les ambassades du Soudan en France, en Belgique et en Suisse, ambassades du peuple soudanais et de sa révolution", ont écrit Omar Béchir Maniss, Abderrahim Ahmed Khalil et Ali Ibn Abi Taleb Abderrahman al-Gendi.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé "le coup d'État militaire" et réclamé la libération "immédiate" d'Abdallah Hamdok.

Lundi, des hommes armés non identifiés ont arrêté plusieurs dirigeants soudanais à leur domicile, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok. Selon le ministère de l'Information, ce dernier est détenu "dans un lieu non identifié" pour avoir refusé de soutenir un "coup d'État".

La communauté internationale a rapidement condamné la prise de pouvoir par l'armée soudanaise. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé "le coup d'État militaire en cours" et réclamé la libération "immédiate" d'Abdallah Hamdok.

Divisions politiques et luttes de pouvoir

Depuis août 2019, le Soudan est dirigé par une administration composée de civils et de militaires chargés de superviser la transition vers un régime entièrement civil. Mais cette transition précaire était entachée de divisions politiques et de luttes de pouvoir.

Les tensions entre les deux parties ne datent pas d'hier, mais les divisions se sont exacerbées après le coup d'État manqué du 21 septembre. La semaine dernière, des dizaines de milliers de Soudanais ont défilé dans plusieurs villes pour soutenir le transfert complet du pouvoir aux civils, et pour contrer un sit-in rival de plusieurs jours devant le palais présidentiel dans la capitale Khartoum. Les manifestants y exigeaient un retour au "régime militaire".

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