12 maires assassinés cette année au Mexique

Alors que le Mexique a récemment fêté ses 200 ans d'indépendance, la criminalité et l'impunité des cartels y est de plus en plus un problème.

Le maire d'une petite localité du sud-est du Mexique a été abattu vendredi par un ou des inconnus, a annoncé samedi la police locale.

C'est le douzième élu local assassiné dans le pays depuis le début de l'année, le sixième en un peu plus d'un mois.

Des élections locales et régionales partielles ont eu lieu en juillet dernier, et d'autres sont prévues en 2001.

Les campagnes électorales engendrent fréquemment un accroissement de la violence au Mexique, surtout dans les régions où les cartels de la drogue font sentir leur présence, notamment par la pression qu'ils exercent sur les milieux politiques.

Dans tout le pays, la "guerre des cartels" a fait 28.000 morts depuis l'avènement fin 2006 du président Calderon, qui lancé 50.000 militaires contre eux, en renfort de la police.

La dernière victime, Antonio Jimenez, un enseignant de 47 ans qui devait prendre en janvier prochain ses fonctions de maire à Martires de Tacubaya, une localité de 1.200 habitants dans la région de Oaxaca, a été tué de deux balles, dans la tête et dans la poitrine, alors qu'il revenait de travailler aux champs.

M. Jimenez avait été élu sous les couleurs du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre gauche), qui a perdu le dernier scrutin régional au bénéfice de son grand rival, le Parti d'action nationale (PAN,conservateur) du président Felipe Calderon.

Dans cette même région, un groupe armé a enlevé mardi un député régional élu en juillet, Manuel Benitez Manzanares, du PAN.

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